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LA BLONDE EXPLOSIVE

Rocky Hunter, un publicitaire, pense avoir dégoté le modèle parfait pour un rouge à lèvres que sa société doit vendre en la personne de Rita Marlowe, une pulpeuse starlette. Si la jeune femme accepte, cela pourrait peut-être sauver Rocky qui risque de perdre son travail. Rita pose une seule condition : qu’il se fasse passer pour son amant auprès des médias.

Quelques mois après une de ses plus fameuses comédies burlesques La Blonde et Moi, Frank Tashlin retrouve le super sex symbol Jayne Mansfield pour un nouveau tour de piste rigolard et cette fois très porté sur la satire. En effet, il dézingue avec un humour corrosif la télévision, la publicité, les feuilletons idiots, et se moque de l’Américain moyen, du « mâle dominant » devenant ici une attraction pour demoiselles en furie. Par le biais de quiproquos, le récit aligne les séquences désopilantes, avec un rythme effréné et les situations comme les personnages semblent tout droit sortis d’un « cartoon ». Tashlin n’utilise plus Mansfield pour sa seule plastique, il en fait une blonde dirigeant au contraire les tenants et aboutissants de l’intrigue et en définitive, elle apparait comme une poupée gonflable… qui pense! Dès le générique, les privates jokes et fausses réclames laissent entrevoir la critique féroce de ce milieu de requins, envoie des piques à Tarzan, à Marilyn Monroe que Mansfield caricature outrageusement et aussi à La Blonde et Moi, preuve de l’autodérision de Tashlin. On est constamment dans un jeu de dupes entre l’artifice et le vrai, entre gags nonchalants et rires futiles: le type de comédie américaine beaucoup moins stupide qu’elle veut le faire croire!

A ce titre, Jayne Mansfield trouve son deuxième meilleur rôle dans une carrière largement négative et gâchée par ailleurs, car elle joue ici son personnage bien connu de blonde sexy avec une joie communicative, poussant ses petits cris de gorge restés célèbres. Son partenaire Tony Randall, sorte de Tom Ewell en moins ahuri, nous gratifie d’une facilité comique notable et forme un duo détonnant avec la star féminine. Joan Blondell, Betsy Drake et un caméo exceptionnel de Groucho Marx à la toute fin achèvent de rendre le casting attractif. On quitte ce film le sourire aux lèvres, conscient d’avoir assisté à un réjouissant spectacle concocté avec cocasserie et surtout pas une once de sérieux!

ANNEE DE PRODUCTION 1957.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une comédie délirante en forme de critique sur la TV et la publicité. Tashlin tourne tout en dérision et offre à Jayne Mansfield un rôle sur mesure où elle n'a pas que ses mensurations à mettre en avant!

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