LA BRULURE

Rachel et Mark, deux journalistes, se rencontrent lors d’une cérémonie de mariage et ne tardent pas à se marier. L’arrivée d’une petite fille vient compléter leur bonheur. Mais Rachel apprend que Mark a eu une liaison pendant sa grossesse…

La romancière et scénariste Nora Ephron avait écrit un roman racontant son mariage et ses déconvenues conjugales avec le journaliste Carl Bernstein du Washington Post et Mike Nichols, habitué des drames sentimentaux  (Qui a peur de Virginia Woolf fut son premier film), se mit en tête de l’adapter au cinéma. Pas forcément une ingénieuse idée! La Brûlure démarre donc sur le terrain d’une comédie romantique basique , comme Hollywood en a produit à la pelle dans les décennies 80 et 90, avant de changer de ton en milieu de parcours, lorsque l’héroïne découvre que son mari la trompe et qu’évidemment elle n’avait rien soupçonné! Bref, un sujet vieux comme le monde, d’une banalité affligeante, avec les ingrédients inhérents à l’adultère caché (les doutes, la confrontation, les disputes, la possible réconciliation) et qui ne brille guère par son originalité. Nichols, d’ordinaire si habile dans le traitement de ses intrigues, semble lui même bien ennuyé de devoir rendre captivant ce récit mille fois vu ailleurs. Car au fond que veut nous dire le film? Que le mariage est immanquablement voué à l’échec? Que l’infidélité masculine est une fatalité? Que les histoires d’amour finissent mal en général selon le dicton bien connu? En fait, tout reste désespérement en surface, peu ou mal traité, et le scénario enfile les clichés sans une once de subtilité.

La seule relative bonne raison de se laisser tenter réside dans la réunion de deux monstres sacrés: Meryl Streep et Jack Nicholson, pour leur première fois à l’écran. Elle, bien sûr crédible en épouse d’abord amoureuse puis cruellement déçue, lui cabotinant à peine (mais venant de lui, c’est assez attendu!). Le couple fonctionne par moments très bien, n’arrivant cependant pas à sauver les meubles. Quant aux rôles secondaires tenus par Maureen Stapleton, Stockard Channing ou Milos Forman, ils s’avèrent sacrifiés et survolés. Unique point positif: le final échappe miraculeusement au traditionnel happy end de rigueur, en exploitant l’idée plutôt lucide que lorsqu’une trahison a eu lieu dans un ménage, il demeure extrêmement compliqué de retrouver le feu sacré des débuts. Cette Brûlure a tout du petit bobo superficiel.

ANNEE DE PRODUCTION 1986.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un loupé pour Mike Nichols, d'habitude si inspiré. Son scénario franchement médiocre ne déclenche aucune passion. Meryl Streep et Jack Nicholson se donnent du mal et pourtant c'est bien insuffisant!

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