LA JOYEUSE PARADE

Molly et Terry Donahue constituent avec leurs trois enfants Tom, Katy et Steve une troupe de variétés itinérante: les « Cinq Dohanue ». Tandis que Steve quitte le groupe pour entrer au séminaire, Tim rencontre Vicky, une séduisante chanteuse de cabaret. Il persuade ses coéquipiers de modifier leur numéro pour qu’elle puisse se joindre à eux…

La Century Fox fut le grand studio des meilleures comédies américaines et connut son âge d’or dans les années 50. Il produisit aussi quelques comédies musicales, un genre très en vogue après la guerre et mises en valeur par un Technicolor souvent flamboyant. La Joyeuse Parade fait partie de celles ci, malheureusement elle n’est pas restée imprimée dans les mémoires, vu son script inconsistant et sa mise en scène d’une pauvreté irrémédiable. Compilant les poncifs les plus éculés sur le milieu du show business, le film se noie dans un océan de clichés et les personnages centraux (la famille Donahue) manquent cruellement de chair et de profondeur psychologique. L’auteur, Walter Lang, semble totalement désintéressé par son sujet et empile les scènes les plus anodines entre deux numéros chantés et dansés. Du point de vue du spectacle musical, le minimum syndical est au rendez vous, mais comparé aux oeuvres de Minnelli (Tous en Scène, Un Américain à Paris) ou Cukor (Une Etoile est née) le public n’a pas grand chose à se mettre sous la dent et dans les oreilles. Les chansons ont cependant été composées par Irving Berlin, un ponte dans son domaine, mais clairement en dessous de ses capacités.

Le casting principal conduit par Ethel Merman (pachydermique et en vraie carence de charisme) et Dan Dailey (complètement transparent et oublié depuis longtemps) explique aussi le raté de l’entreprise. En fait, l’unique raison valable de cette parade poussive réside dans la présence au générique de Marilyn Monroe. Alors déjà vedette, elle a accepté ce troisième rôle peu valorisant pour elle, car Zanuck lui a promis en échange le tout premier rôle féminin de 7 Ans de Réflexion! La belle joue donc sa partie sans être concernée, mais sa plastique parfaite, son timbre de voix entonnant Heat Wave et son naturel d’actrice comique permettent à cette insipide comédie musicale de ne pas sombrer dans les oubliettes du 7e Art. Son aura de star fait littéralement tout le boulot!

ANNEE DE PRODUCTION 1954.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Inepte comédie musicale sans maitre à bord (Walter Lang est incompétent) et au script bourré de clichés. Seule Marilyn Monroe, éclatante, sort du lot mais elle n'a qu'un rôle périphérique.

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