Un groupe d’amis se rendant au match de football de l’école devient la cible de deux assassins dans une ville abandonnée. Ils découvrent que ces hommes ont développé la plus grosse attraction du coin – la Maison de cire – en créant une bourgade peuplée de personnages de cire, confectionnés à l’aide des corps de visiteurs malchanceux.
Le thème de la maison de cire fut tout d’abord abordé dans le cinéma américain des années 30 avec le classique de Michael Curtiz House of Wax, puis reprit en 1953 dans une oeuvre d’André de Toth. Cette version de 2005, revue, corrigée et augmentée, passe entre les mains de l’espagnol Jaume Collet Sera, à qui l’on devra quelques années après, le terrifiant Esther. Davantage tourné vers l’horreur pure, le film se scinde en deux parties distinctes: une première de près de 45 minutes, exposant les personnages, les enjeux, prend beaucoup trop de temps à s’installer, avant d’entamer une seconde plage où brutalité, gore, vrai suspense sont au programme avec une délectation palpable. Les décors de cette ville fantôme habitée par des cadavres empaillés et recouverts de cire participent au climat d’angoisse. Collet Sera cumule alors les effets horrifiques, met en scène des meurtres sadiques, au détriment du traitement psychologique des personnages plutôt sommaire. Finalement éloigné des deux films originaux, La Maison de Cire offre deux séquences particulièrement réussies (la traque de l’héroïne dans une salle de cinéma projetant Qu‘est il arrivé à Baby Jane? et le final impressionnant de l’incendie général ).
Point faible du métrage: le casting! Sexy, jeune et branché oui, mais pas vraiment au top niveau jeu d’acteurs! La jolie Elisha Cuthbert, vue dans la série 24H Chrono, ainsi que Chad Michael Murray (Dawson) ont été clairement choisi sur leur physique avantageux et ne sont guère convaincants en proies humaines des deux frères barjos. Même constat concernant Paris Hilton, utilisée pour sa plastique et qui arrive presque à gâcher les seules séquences où elle apparait! Heureusement son sort en milieu de parcours ne manque ni d’humour macabre ni d’ironie. En respectant bien les codes du genre, Collet Sera remplit son cahier des charges et les frissons, voire les frayeurs qu’il orchestre, ne nous laissent pas de marbre… euh pardon de cire!
ANNEE DE PRODUCTION 2005.



