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LA MAISON PRES DU CIMETIÈRE

En 1981, Norman, un professeur d’histoire, son épouse Lucy et leur petit garçon Bob s’installent pour six mois dans une maison de la Nouvelle-Angleterre près de Boston, aux États-Unis. Elle a appartenu au Dr. Freudstein.

Lucio Fulci, réalisateur italien spécialisé dans le genre horrifique, a initié au début de la décennie 80 une trilogie qui débuta par l’excellent Frayeurs, se poursuivit avec le moyen L’Au delà, puis se clôt par La Maison près du cimetière , plutôt de bonne facture. Sur la base simpliste d’une intrigue de « maison hantée », Fulci élabore des séquences où il mise sur le décor lugubre de cette demeure de Boston (pouvant renvoyer à Amityville), d’un sentiment d’angoisse sans cesse présent, d’une menace sourde ciblant un couple de New yorkais emménageant là avec son petit garçon. Par les yeux de ce gosse justement, Fulci prévient les évènements à venir et surtout renvoie à l’enfance et son innocence en contraste total avec l’épouvante annoncée. Par une photographie poisseuse, des mouvements de caméra inquiétants, Fulci excelle à la fois dans sa gestion du suspense et son goût pour le macabre. Un esprit très « lovecraftien » accentué par cette cave sinistre où « quelque chose » de maléfique se terre, des portes qui grincent, une baby sitter mutique aussi jolie que flippante, et paradoxalement le cimetière jouxtant la maison paraît presque moins « terrifiant » (il symbolise le repos éternel face au chaos intérieur de la barraque, où l’enfer semble avoir élue résidence). Le rythme est inégal par contre, Fulci aimant alterner les moments faussement calmes et ceux plus choquants, et se lâche carrément dans un ultime quart d’heure gore. Le sang, les chairs mutilées et les morts violentes présentés comme des éléments « indissociables » de son cinéma.

Fulci retrouve encore son actrice de Frayeurs et de L’Au delà , Catherine MacColl, cette fois en mère apeurée (et elle a de quoi !), pas une grande palette de jeu certes mais assez efficace dans le registre de l’anxiété et de la panique. Face à elle, l’italien Paolo Malco, lui, ne possède hélas pas d’autant de présence et reste le plus faible du casting. Cet opus de Fulci est certainement son avant dernier chant du cygne (il y aura ensuite l’Éventreur de New York), il y déploie encore son sens du cadre, son penchant pour le nihilisme, sa capacité à foutre les jetons.

ANNEE DE PRODUCTION 1981.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Pas un grand film d'horreur, mais Fulci connait son métier et arrive à effrayer par une atmosphère glauque et réjouit les amateurs de macabre. Assez efficace.

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Pas un grand film d'horreur, mais Fulci connait son métier et arrive à effrayer par une atmosphère glauque et réjouit les amateurs de macabre. Assez efficace. LA MAISON PRES DU CIMETIÈRE