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LA VIE D’ARTISTE

Alice, comédienne de doublage, se rêve héroïne d’un long métrage ou de brûler les planches. Bertrand, prof de littérature, voudrait briller en tant qu’auteur mais son seul roman a été détruit par les critiques. Quant à Cora, animatrice d’un bar de karaoké, elle espère percer dans la chanson. Tous les trois sont bien décidés à parvenir à leurs fins…

Auteur de quelques courts avant de passer au long avec cette Vie d’Artiste, Marc Fitoussi se distingue par un style proche de la comédie pince sans rire, avec juste une petite dose de méchanceté, un brin de cynisme et un soupçon de tendresse pour ses personnages. Il s’agit ici de trois êtres animés par leur passion et leurs velléités artistiques faisant face aux obstacles les empêchant de réaliser leurs rêves. Pour décrire la frustration, la déception, le talent non reconnu, Fitoussi choisit d’en rire (ce qui au départ n’est pas gagné d’avance), son scénario s’articule autour de quiproquos, de comique de situations, de dialogues piquants ou vachards pour décrire la réalité de ceux « qui sont condamnés à rester dans l’ombre » alors qu’ils voudraient être mis en lumière. La mise en scène accuse une tendance à la sagesse et à une facture télévisuelle, cependant le rythme enlevé sert correctement ses ambitions contrariées et ne rend pas trop amers ses gloires inabouties. On peut même trouver de la drôlerie et de la légèreté alors que le fond du sujet pourrait verser dans la cruauté gratuite. L’écriture de Fitoussi, qui trouvera plus tard avec Copacabana et La Ritournelle notamment son apogée, demeure son point fort, c’est déjà prégnant avec ce premier opus. Les désillusions ou l’amertume du trio sont contrebalancées par une bonne humeur ambiante réussissant à nous faire sourire franchement.

Film choral, La Vie d’Artiste repose énormément sur sa distribution, homogène, cohérente et enjouée. Depuis les seconds rôles truculents d’Aure Atika en manager rigide d’Hippopotamus à Valérie Benguigui en épouse cassante, de Grégoire Leprince en étudiant plagiaire à Jean Pierre Kalfon en compositeur de musique. Et surtout le tiercé principal mené par Sandrine Kiberlain, irrésistible en looseuse absolue, Denis Podalydés excellent en écrivain raté et Emilie Dequenne, juste comme toujours, en chanteuse aussi obstinée que frustrée. S’amuser des espoirs déçus de ces artistes en herbe ne tombait à priori pas tout cuit: Marc Fitoussi sait assez bien user d’un humour bon enfant destiné au public le plus large.

ANNEE DE PRODUCTION 2007.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Le premier opus de Marc Fitoussi est une comédie bien menée et écrite avec talent. Seule la réalisation est insuffisante. Beau casting dominé par Kiberlain, Podalydés et Dequenne.

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