AccueilCritiquesFantastiqueLE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI

LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI

Le sinistre Dr Caligari sème la terreur dans une petite ville du Nord de l’Allemagne à l’aide d’un somnambule nommé Cesare. Lors d’une fête foraine, Cesare prédit l’avenir au public et annonce à Alan, un jeune homme, qu’il va mourir le lendemain! Alan est en effet assassiné. Son ami Francis soupçonne Caligari d’être derrière ce meurtre…

Entre le polar et le conte fantastique, Le Cabinet du Dr Caligari marque une date incontestable dans le cinéma mondial. Le film lance en effet le courant de l’expressionnisme, influencé par les tout premiers films de Méliés notamment et ses effets stylisés, magiques, exagérant la réalité. Par des procédés issus du théâtre comme les toiles peintes, les décors désarticulés façon « cubistes », les lignes brisées, les ombres trainantes, l’esthétique étonnante crée une désorientation visuelle renforcée par le cauchemar éveillé que vivent les personnages. Avec son savant fou hypnotique, son monstre héroinomane en pull moulant et son ambiance angoissante, Caligari annonce déjà les grandes figures du cinéma d’horreur à venir (Dracula, Frankenstein, Mabuse, etc…). Le réalisateur en charge s’appelle Robert Wiene, ce sera le film le plus important de sa carrière car il ne fait pas seulement que chambouler la grammaire cinématographique, il ose aborder des thèmes comme la folie, la mort, le destin en marche et reflète surtout la mentalité alors en cours en Allemagne: une société dépressive, minée par l’échec de la guerre, écrasée par la misère économique et par l’arrivée prochaine du nazisme.

Les maquillages des acteurs (volontairement outranciers) ajoutent un aspect fantastique à l’ensemble, d’autant que Werner Krauss incarnant le docteur maudit et Conrad Veidt le somnambule aux joues creusées usent d’un jeu excessif, très empathique et en totale adéquation avec le courant du muet. Sombre et tordu, malaisant dans son propos, Le Cabinet du Docteur Caligari décrit une forme d’autorité brutale et irrationnelle, un besoin de tyrannie et de contrôle de l’autre, ce qui corrobore l’idée du totalitarisme ambiant. Il a non seulement ouvert la voie à l’art expressionniste, mais dans ses thématiques, reste indéniablement moderne.

ANNEE DE PRODUCTION 1920

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une oeuvre capitale du 7e Art: les débuts de l'expressionnisme allemand par Wiene. Décors lugubres, toiles peintes, ambiance sinistre et jeu des acteurs (Krauss et Veidt) délibérement outré. Une vision de la société allemande en pleine déconfiture.

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Une oeuvre capitale du 7e Art: les débuts de l'expressionnisme allemand par Wiene. Décors lugubres, toiles peintes, ambiance sinistre et jeu des acteurs (Krauss et Veidt) délibérement outré. Une vision de la société allemande en pleine déconfiture. LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI