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LE CHANT DE BERNADETTE

En 1858, à Lourdes, Bernadette Soubirous, petite paysanne de 15 ans, vit avec ses parents, des gens avec peu de moyens et à la vie difficile. Un jour, à l’entrée d’une grotte en pleine nature, la jeune fille a la vision d’une femme qu’on ne tarde pas à identifier comme la Vierge Marie. Mais la majorité du village la prend pour une illuminée ou une manipulatrice…

Hollywood est parfois capable de surprendre par le choix de ses sujets, comme en témoigne ce film produit par la Fox, adapté d’un best seller de l’époque signé Franz Werfel, un écrivain juif allemand qui avait fui le nazisme et une fois réfugié en France découvrit l’histoire incroyable de Bernadette Soubirous. Le Chant de Bernadette revient sur ses origines misérables et surtout sur la révélation de sa foi après avoir vu et entendu la Vierge Marie à de nombreuse reprises. Le réalisateur Henry King évoque les faits au plus près de la réalité, ne cherche pas à faire de prosélytisme, n’ambitionne pas non plus de prêcher la parole religieuse ou de satisfaire les croyants. D’ailleurs, son traitement juste et sans grands effets peut tout aussi bien plaire à un public athée qui appréciera la sobriété de la mise en scène, l’aspect « dépouillé » du noir et blanc, l’humilité globale des séquences dont on saluera la retenue. Bien sûr, il y a quelques petites fautes de goûts avec notamment l’utilisation d’une musique assez sirupeuse dans l’ultime partie se déroulant au Couvent des Soeurs de la Charité (il s’agit d’ailleurs des passages les moins réussis du film). Sans cesse, King rappelle combien Soubirous fut accusée de mensonges, d’hallucinations, voire de folie et montre aussi que son expérience suscita tant de commentaires que Lourdes devint ensuite un lieu de pèlerinage sincère tout autant que… commercial!

David O.Selznick imposa son épouse et actrice alors débutante, la jolie Jennifer Jones, dans le rôle titre. Son visage reflète la pureté, son regard intense imprime l’écran, son jeu minimaliste (tout du long, elle incarne la naïveté, dépassée par les conséquences sociales de son aventure et comme habitée par la grâce) tranche par la dureté des autres visages l’entourant, que ce soit le maire, le préfet, et même la Mère Supérieure du Couvent qui se refusent tous de la croire. La jeune actrice reçut un Oscar et brilla ensuite dans des très beaux films comme Duel au Soleil et Le Portrait de Jennie. Le choix de Linda Darnell (même non créditée au générique) pour camper la Vierge Marie fit scandale au vu des nombreux rôles sulfureux et parfois déshabillés qu’elle avait tenu jadis. En tout cas, que l’on soit admiratif, dubitatif ou seulement curieux du destin de Bernadette Soubirous, ce biopic de belle facture justifie le déplacement… et sans aller jusqu’à Lourdes!

ANNEE DE PRODUCTION 1943.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Cette biographie sincère et fidèle de Bernadette Soubirous respecte les faits, ne cède pas trop aux sirènes pompières d Hollywood grâce à la retenue d'Henry King. Jennifer Jones lumineuse entre en cinéma.

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