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LE PACTE DES LOUPS

En 1764, délégué par le Roi, le chevalier Grégoire de Fronsac arrive en Gévaudan un soir d’automne afin d’élucider le mystère de la Bête qui sévit dans la région et tue des dizaines de personnes. Il est accompagné de son vieil ami, Mani, un indien Mohawk rencontré en Amérique durant la guerre de sept ans. Rien ne les a préparés à ce qu’ils vont découvrir…

A quoi voit on qu’un réalisateur alimente son amour du cinéma à la source de tous les genres possibles et tente de les restituer à sa sauce lorsqu’il se place lui même derrière sa caméra? Le Pacte des Loups pourrait en détenir la réponse tant Christophe Gans s’est acharné à mélanger du film d’action, de l’aventure, du romanesque, du kung fu et du western dans cette superproduction aux gros moyens relatant la véritable histoire de la « Bête du Gévaudan ». Cette « tambouille » ambitieuse nous parle aussi de luttes de pouvoir, d’influence religieuse, d’obscurantisme, oppose les aristos (très méchants) aux émissaires du Roi (gentils et épris de justice), bref Gans truffe son scénario de nombreux thèmes, tout en essayant de nous terrifier avec cette étrange animal semant la Mort derrière elle. Dès la première séquence, élégamment filmée, on comprend que le but du film est de nous en mettre plein la vue: esthétiquement, le soin apporté aux images force l’admiration, renouant avec les grands films historiques des années 50, le carton pâte des studios en moins. Pourtant, Gans s’éparpille sur la durée (trop longue de 2H25!!) et cède à des longueurs dommageables au détriment de l’intérêt que l’on prend à découvrir la vérité sur la Bête. Et puis, après plus d’une heure à l’avoir seulement suggéré (riche idée), voila qu’on nous la montre sous toutes ses coutures numériques (pas très heureuses!), gâchant ainsi le mystère qui l’entourait.

L’un des points forts se trouve dans la distribution fastueuse: Samuel Le Bihan incarne le chevalier vengeur (et amoureux bien sûr) avec les limites de jeu qu’on lui connait, Vincent Cassel campe un méchant sanguinaire et incestueux (bonne pioche!), Monica Bellucci la femme fatale intrigante (bien en place), Emilie Dequenne la jeune héroïne doucement romantique. Et puis Jérémie Rénier, Edith Scob, Jean Yanne, Jean François Stévenin, Philippe Nahon, Bernard Farcy, Bernard Fresson et Jacques Perrin (on a vu pire!). Film hybride, Le Pacte des Loups doit être vue comme l’oeuvre d’un cinéphile, au delà de ses défauts (réels), et être saluée pour son goût du spectaculaire, son envie indiscutable de faire renaitre de ses cendres un certain cinéma français.

ANNEE DE PRODUCTION 2001.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un projet ample pour cette superproduction ambitieuse qui veut ratisser un peu trop large dans ses genres. Gans a le sens du spectacle malgré tout. Casting cinq étoiles.

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