L’EMPIRE DU SOLEIL

1941: les bottes japonaises résonnent aux portes de Shangaï. Pour Jim Graham, petit anglais de 11 ans, le cauchemar commence et durera quatre longues années. Ayant perdu la trace de ses parents à la suite de l’invasion japonaise (suite à Pearl Harbor), il est condamné au statut d’errant, puis emprisonné dans un camp de prisonniers où il va apprendre à survivre envers et contre tout…

Ecrit par un des romanciers de science fiction les plus réputés, JG Ballard, le roman éponyme dont s’empare le réalisateur américain Steven Spielberg semblait tout indiqué pour coller à ses thématiques et à sa vision romanesque du conflit sino japonais. Dans la lignée des oeuvres sérieuses de l’auteur d’E.T, L’Empire du Soleil se trouve « coincé » dans sa filmographie entre le second et le troisième chapitre des aventures d’Indiana Jones. Spielberg s’éclate avec ce récit de guerre, d’apprentissage, d’enfance tourmentée et en fait un poème lyrique et initiatique autour d’un jeune garçon fauché par les ailes d’un destin hors du commun. Il adopte tout du long le point de vue quasi naïf de son héros enfantin posant un regard forcément réducteur sur la guerre (en contournant des images trop frontales de violence), s’en tient à traiter avant toute chose la perte de l’innocence d’un gamin « obligé » de grandir plus vite que prévu face à des événements qui le dépassent. Gigantisme de la réalisation (images extrêmement léchées, plans étudiés, des milliers de figurants): on se croirait dans une épopée de David Lean (un temps pressenti pour s’y coller!). La partie la plus longue se déroule dans le camp d’internement et subit des séquences parfois trop étirées, Spielberg insistant lourdement sur la quête d’identité soulignées par la musique larmoyante de John Williams.

Dans sa toute première apparition à l’écran, Christian Bale, futur American Psycho et Batman, vient de fêter ses 13 ans et doit tenir l’entièreté du dispositif sur ses frêles épaules: saluons son jeu déjà fort mûr et une aptitude à un lâcher prise étonnant. Soutenu par John Malkovich dans sa période « abondante » et Miranda Richardson, Bale habite chaque plan avec une belle intensité. La fascination du garçonnet pour l’aviation est décrite à double tranchant par Spielberg, entre objet volant envoutant et engin de destruction et de mort. Cette chronique à la durée obèse de 2H30 sur les destins brisés par la guerre fut l’un des gros échecs de la carrière de Spielberg… sans doute méritait elle meilleur traitement!?

ANNEE DE PRODUCTION 1988.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un beau récit initiatique mêlant la petite et la Grande Histoire. Spielberg n'est pas manchot et nous sert des images soignées. Trop de longueurs cependant! Christian Bale magnifique révélation en enfant perdu.

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