Désireux de venger sa femme assassinée par le roi d’Ecalia, Hercule s’éprend de la fille de ce dernier, Dejanire, qui a récemment accédé au trône, suite à la mort de son père…
Précédemment, la mode des péplums type Les Travaux d’Hercule ou Hercule et la reine de Lydie avait tant fonctionné au box office que les producteurs italiens ne pouvaient que surenchérir dans le genre, avec des budgets et surtout des scénarios de plus en plus cheaps. Les Amours d’Hercule atteint sûrement les cimes du kitsch, n’apporte rien au fameux mythe du fils de Zeus et s’égare surtout dans une très médiocre réalisation de l’italien Carlo Bragaglia. Cette aventure mythologique compile évidemment les incontournables passages d’action, de combat, et de fantastique (notamment à l’arrivée d’Hercule dans la Gorge de l’Enfer), où il faut être très indulgent avec les effets spéciaux super artisanaux: dragons en plastoc, hommes arbres en caoutchouc, abominable monstre des cavernes entre le yéti et un mini King Kong foireux… On en passe et des pires! Les décors en carton pâtes de Cinecitta ont beau avoir un aspect attendrissant, à l’image ils sont surtout d’un ridicule achevé! Le reste de l’intrigue alterne entre des séquences de trahisons et d’épanchements amoureux entre Hercule et sa bien aimée, Dejanire, reine aux formes plantureuses. Mais évidemment l’attraction numéro un de ce péplum demeure la réunion à l’écran du couple le plus médiatique du moment, Jayne Mansfield et son culturiste de mari, Mickey Hargitay.
Hargitay, vrai culturiste donc et faux acteur, se trimballant en jupette tout du long dans le rôle d’Hercule, sans une once de crédibilité avec son air d’ahuri et son regard bovin, faisant même regretter le pourtant déjà pas terrible Steeve Reeves. Face à lui, Jayne Mansfield sur lequel le film capitalise à 200%, brune pour l’occasion, écope d’un double rôle (celui de la gentille reine et celui de la méchante conspiratrice des amazones), moue exagérée et tour de poitrine (102 quand même!!) mis en avant dans des corsages hallucinants sans cesse sur le point de craquer! Si l’on prend tout ça au sérieux, on doit fuir à toutes jambes. En revanche, si l’on aime les vrais nanars à regarder au troisième degré, il y a matière à se marrer! D’ailleurs, lorsque Hercule découvre que la reine des amazones est le sosie de celle qu’il convoitait tant, il répète cette réplique: « Je crois rêver! ». Nous aussi à vrai dire….
ANNEE DE PRODUCTION 1960.



