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LES GRANDES PERSONNES

Michèle, une parisienne mondaine, et Ann, une toute jeune américaine, travaillent ensemble et sont amies. Ann s’éprend de l’amant volage de Michèle, Philippe, un homme séducteur, beau parleur, mais qui n’a au fond qu’une seule obsession: sauver l’usine d’automobiles de son père, et gagner un grand prix. L’amour n’est pour lui qu’une distraction…

D’après le roman de Roger Nimier Histoire d’un Amour, ce marivaudage très Nouvelle Vague conte l’apprentissage amoureux d’une jeune donzelle naïve et encore pleine d’illusions. Dans un esprit proche de celui de Sagan, décrivant à la fois les mesquineries du milieu bourgeois et la ronde des sentiments interchangeables, Les Grandes Personnes se présente d’abord comme un trio amoureux classique, à la différence que les deux femmes sont liées d’une forte amitié et que la plus aguerrie des deux connait parfaitement les travers de l’homme qu’elles se « partagent ». Le récit ne manque pas d’élégance, les dialogues assez écrits flirtent avec les mots d’auteur, et surtout on s’attache à la véritable héroïne, Ann, passant presque de l’adolescence à l’âge adulte, apprenant à ses dépens que l’amour fait souffrir et qu’il est bien imprudent de livrer son coeur au premier charmeur venu! Malheureusement, le « point noir » du film incombe à sa réalisation, confiée à Jean Valère, ancien assistant de Carné, Ophuls ou Cayatte, bref du beau monde auquel il n’arrive pas du tout à la cheville! Son style faussement poétique (filmer Paris avec ce noir et blanc nostalgique pourquoi pas? sauf qu’ici ça fait surtout carte postale démodée) enlève du coup une bonne part d’intérêt à un ensemble qui s’enlise dans les lieux communs.

Au casting, on retrouve exactement les deux actrices qui venaient de tourner ensemble dans L’Amant de Cinq Jours de De Broca: Micheline Presle, la quarantaine épanouie et Jean Seberg, la vingtaine gracile et fragile. Seberg, adorablement filmée, sort aussi d’A Bout de Souffle et profite de son aura tout récent de vedette américaine intégrée à Paris! Entre elles, le séduisant Maurice Ronet, parfait en amant inconstant même si l’on peut largement préférer ses partitions de La Piscine ou La Femme Infidèle. On rêve de ce qu’aurait fait un Louis Malle de ce matériau originel intéressant, sans doute l’amertume du personnage central féminin aurait été amené de façon plus subtile. Au lieu de ça, ces Grandes Personnes  s’engluent entre tiédeur et ennui poli.

ANNEE DE PRODUCTION 1961.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Nimier peu valorisé par Jean Valère, piètre réalisateur oublié aujourd'hui! Cette histoire sentimentale à trois peine à captiver, malgré la beauté saisissante de Jean Seberg (la caméra l'adorait). Oubliable.

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