Soeur Agnès, nonne dans un couvent, part se baigner avec ses comparses sur une plage normande. Aussitôt sur place, elle abandonne le groupe et prend son envol pour une folle aventure. Elle rencontre Lisa, une affectueuse prostituée, qui l’héberge et se met en tête de lui apprendre le « métier ». Agnès va t’elle réussir dans cette voie?
Bon… déjà en premier lieu et à lire le pitch, on peut légitimement se demander comment tenir sur une durée d’1H30 avec une idée certes bonne pour un sketch, mais rapidement condamnée à l’impasse! Ensuite, il faut se rendre à l’évidence: le script, parfaitement imbécile, ne mène nulle part et empile les séquences au « petit bonheur la malchance ». Cette rencontre pour le moins loufoque (et invraisemblable) d’une bonne soeur et d’une prostipute prête à sourire sur quelques minutes, puis un ennui pesant s’installe, de plus en plus envahissant. Mais le pire réside sûrement dans l’incompétence criante du « réalisateur » (appréciez les guillemets), un certain Guy Casaril, complètement à la ramasse avec sa caméra et impuissant à poser un point de vue sur sa pauvre histoire de gonzesses/copines opposées. L’image est laide, les décors hideux, l’humour navrant: un catalogue de ratages virant au gâchis absolu.
Les Novices du titre avaient pourtant de quoi attirer notre attention, puisqu’elles sont interprétées par un duo aussi inattendu que « vendeur »: Brigitte Bardot et Annie Girardot. Il ne suffit pas hélas de constituer un casting de stars pour faire un film digne de ce nom et les deux malheureuses actrices, en roue libre, se retrouvent à gesticuler en tous sens comme des poulets sans tête, à la recherche de quelque chose à jouer et sans l’appui d’un cinéaste assez concerné pour les diriger. Bardot minaude (comme toujours), Girardot tente d’arracher quelques sourires mais sans y croire visiblement elle même! Une sorte de catastrophe industrielle. Dans le jargon cinématographique, on appelle ça un navet!
ANNEE DE PRODUCTION 1970.



