L’HOMME QUI RETRECIT

Paul partage sa vie entre son entreprise de construction navale, sa femme Elise et leur fille Milla. Lors d’une sortie en mer, Paul se retrouve confronté à un étrange phénomène… et commence après quelques jours à « changer » physiquement.

De base, une nouvelle incroyable d’originalité écrite par Richard Matheson, ponte de la science fiction, interrogeant la place infiniment « insignifiante » de l’être humain dans l’immensité d’un cosmos qui le dépasse. Jan Kounen, auteur de Doberman et 99 Francs, fan du livre, ouvre d’ailleurs son film par une citation explicite de Matheson. Ensuite, il advint une adaptation hollywoodienne, en pleine Guerre Froide, par le bien nommé Jack Arnold et qui demeure un classique indépassable. Malgré cela, Kounen a pris le risque (calculé) de remettre cette histoire au goût du jour et de signer ce remake. Avec un assez confortable budget, alloué par le producteur Alain Goldman, il propose donc une relecture moderne, quelque part entre récit d’aventures et décalage de science fiction lorgnant vers le fantastique. Un mélange des genres acceptable dans un ensemble où seules deux ou trois séquences aux effets visuels très réalistes (avec l’araignée notamment) parviennent vraiment à nous scotcher à notre fauteuil. Le reste du temps, l’ennui s’invite faute de dialogues, de véritable enjeu dramatique, disons qu’une fois le concept posé du « petit » homme seul au fin fond de sa cave, l’intérêt tourne court. Sûrement parce que Kounen a oublié en route la dimension philosophique, à l’exception de quelques « pensées » énoncées en voix off par son acteur principal.

Kounen retrouve justement son héros de 99 Francs: Jean Dujardin s’investit sans démériter en homme rétréci (il avait déjà campé un quasi nain dans Un Homme à la Hauteur), il occupe bien sûr tous les plans et le film est largement vendu sur sa présence. Rien à lui reprocher directement. Marie Josée Croze assure le rôle de l’épouse démunie dans le premier tiers, avant de disparaitre totalement du scénario. On peut légitimement s’interroger sur l’utilité de faire un remake: Kounen s’est sans doute laissé dépasser par son admiration et pris le pari de capter la nouvelle génération! Pourquoi pas? Le résultat n’offre rien de novateur et se révèle surtout sans surprises! Alors à moins d’être un inconditionnel de Dujardin, revoyez plutôt l’original d’Arnold !

ANNEE DE PRODUCTION 2025.

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Remake fade d'un immense film de science fiction. Jan Kounen n'imprime pas sa marque spécifique et c'est parfois limite ennuyeux. Dujardin s'en sort sans encombres.

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