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L’INVASION DES PROFANATEURS

Elizabeth s’aperçoit un jour du comportement étrange de son ami. Elle en informe Matthew Brennell qui ne comprend pas bien ce qu’elle ressent.  Puis, peu à peu, d’autres personnes se « transforment » ainsi bizarrement. Pendant leur sommeil, une plante fabrique leur double parfait, tandis que l’original disparait…

A l’origine, il y eut d’abord un excellent film fantastique signé Don Siegel, sorti en pleine période de maccarthysme, dénommé L’invasion des profanateurs de sépultures, sommet de peur, particulièrement marquant du genre. Plus de vingt ans après, le réalisateur Philip Kaufman en dirige un remake, davantage tourné vers la science fiction. L’histoire de ces êtres à l’apparence humaine devenant le « double » parfait des personnages pendant leur sommeil fait froid dans le dos, pose des questions sur l’existence probable d’entités extraterrestres qui prennent vie ici par les plantes. Kaufman ajoute quelques éléments horrifiques (les cosses contenant les créatures, un chien à tête d’homme, les manipulations génétiques) tout en restant prudemment dans la suggestion un long moment afin de faire monter une angoisse diffuse. Comme pour ne pas tomber trop vite dans le sensationnel. La version de Siegel était plus sèche, plus courte aussi, cette révision prend son temps, filme un San Francisco triste, grisâtre, dans des plans évoquant un peu une apocalypse proche. La partition musicale de Denny Zeitlin, anxiogène à souhait, joue avec les sons travaillés et rend d’autant mieux le climat paranoïaque et malsain. On pouvait voir dans le film de 56 une évidente métaphore de la menace communiste, cette fois il s’agit plutôt d’un film sur l’endoctrinement, sur comment éradiquer toute forme de résistance individuelle.

Au générique, Donald Sutherland incarne un inspecteur des services d’hygiène confronté au changement de ses proches et rappelle quel excellent acteur il était. A ses côtés, Brooke Adams, Jeff Goldblum, Véronica Cartwright endossent les rôles secondaires avec talent. A noter la présence de Leonard Nimoy, célèbre M.Spock de la série Star Trek et habitué à  l’univers de la science fiction. Preuve que cette nouvelle de Finney s’adapte sans mal à toutes les époques, une troisième version fut tournée par Abel Ferrara dans la décennie 90, cette fois sous forme de lecture au premier degré du Sida. La déshumanisation étant à lui seul un thème toujours actuel et propice à nous plonger dans les pires cauchemars.

ANNEE DE PRODUCTION 1978.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Remake très réussi du classique de Siegel. Épouvante et science fiction au menu. Angoissant comme tout. Très bon casting dominé par Sutherland.

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