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LOVE, VALOUR, COMPASSION !

Huit amis homosexuels, pour la plupart artistes, viennent passer trois week-ends de détente à la campagne dans une splendide maison victorienne prêtée par un chorégraphe. Ces huit amis vont tomber amoureux et tomber en disgrâce, ils se blesseront les uns les autres et se pardonneront. Des couples se formeront et d’autres se briseront, ils feront preuve parfois de force et céderont d’autres fois aux faiblesses, ils se moqueront les uns des autres et s’épauleront. Ils formeront un mélange drôle et déconcertant, symbole des relations modernes.

Tiré d’une pièce originale du dramaturge Terence MacNally , Love, Valour, Compassion est arrivé sur les écrans presque en même temps que le traitement de trithérapie tant espéré pour les personnes atteintes du VIH, le récit évoquant largement et courageusement l’épidémie du SIDA dans la communauté homosexuelle. Le scénario s’articule autour d’un groupe d’amis gays réunis chaque saison dans la maison de l’un d’entre eux et montrent leurs espoirs, leurs liens, leurs disputes, leurs états d’âmes, la façon dont ils évoluent les uns par rapport aux autres, l’avenir qui se dessine pour eux. A la réalisation, un certain Joe Mantello, connu pour The Boys in the Band, et qui ne craint pas de traiter son sujet en utilisant au maximum les clichés collant à la peau des homosexuels, jusqu’à parfois friser la caricature, notamment à travers le personnage très efféminé de Buzz, fan de comédies musicales et féru d’opéra. Si la majeure partie du temps, le ton est franchement à la rigolade et au fun, le film dérive ensuite lentement vers le drame beaucoup plus sombre. Et dans la dernière demie heure, le mélo larmoyant s’invite également au programme, la question de la maladie prenant une place prépondérante. Contrairement à Philadelphia, Love, Valour, Compassion est un film de gays pour les gays et le public visé est clairement désigné.

Il faut souligner l’intelligence avec laquelle MacNally croque ses personnages, avec une justesse notable, et combien les comédiens choisis pour les incarner rentrent très bien dans leurs rôles respectifs. Trois pourtant se démarquent nettement: le jeune Randy Becker jouant le beau latino sexy et désirable, John Glover campant les deux frères jumeaux (l’un dur et irascible et l’autre doux et séropositif en stade avancé) et enfin coup de chapeau à Jason Alexander de la série Seinfeld qui fait un numéro de folle attachante renvoyant directement à Zaza Napoli. Cette ode à l’amitié et à la vie n’a certes rien de transcendant, mais il y flotte suffisamment d’émotions et de tendresse pour mériter de s’y attarder.

ANNEE DE PRODUCTION 1997

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

D'une belle pièce originale de MacNally, Joe Mantello tire une comédie dramatique sympathique avec des personnages plein d'humanité. De bons acteurs (Alexander, Glover) . Dommage que la fin soit si tire larmes!

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