A Monstropolis, la principale source d’énergie provient des cris des enfants. Monstres & Cie est la plus grande usine de traitement de cris de la ville. Sullivan et Bob sont deux monstres, très amis, jusqu’à l’arrivée de Bouh, une petite fille adorable qu’ils vont d’abord prendre pour « dangereuse « … avant de s’y attacher !
Les Studios Pixar se sont brillamment fait connaître avec la série tant aimée des Toy Story et n’ont eu de cesse avec les années d’améliorer leur technique en matière d’animation jusqu’à atteindre des niveaux inégalés. Monstres and Cie a ouvert le nouveau millénaire avec un brio remarquable. Inventif tout le temps, fantaisiste dans son écriture et ludique pour petits et grands, ce film sur l’enfance et ses peurs primaires (monstres tapis dans le placard) est une ode à l’amitié, la tendresse. Pete Docter (l’auteur) créé un univers original, où les personnages sont des monstres dont le travail quotidien consiste à effrayer des bambins, à tester leur aptitude à faire naître la frousse. Le pitch devient réellement futé lorsqu’ une simple fillette parvient, sans même le vouloir, à créer la panique dans l’ usine à peurs. Humour, déconnade, rythme soutenu: Monstres and Cie est certes entièrement construit en images de synthèses, mais ne perd pas une seconde d’imagination et se fend même d’une réflexion sur la cohabitation entre enfants et créatures affreuses (mais gentilles au fond), sur les cauchemars éveillés où heureusement on rit beaucoup et où l’on vit de trépidantes aventures. Les maigres réserves que l’on peut éventuellement souligner résident dans les protagonistes secondaires (encore que…) et quelques redites en deuxième partie.
Le tandem Jack Sullivan/ Bob Wazowski, respectivement un gros yéti bleu et poilu et un oeil sur pattes, bouillonnant de drôlerie assurent un show amusant et émouvant dans la description de leur amitié. Avec son animation raffinée, ses couleurs chatoyantes, sa bonne humeur contagieuse et ses séquences d’action désopilante, Monstres and Cie se démarque nettement des productions destinées à la jeunesse et est instantanément devenu un classique à voir et à revoir sans modération. A ne pas rater non plus le générique de fin, sous forme de bêtisier, en chansons, ou l’art de réunir tous les publics dans une joie communicative.
ANNEE DE PRODUCTION 2002.



