Nathalie Princesse est un mannequin chez un grand couturier parisien. Au cours d’une présentation de collection, une comtesse se fait voler un bijou précieux. L’inspecteur Pippart et son adjoint Marchal cherchent des indices, mais de son côté, Nathalie retrouve la broche. Commencent les ennuis pour elle. La comtesse est assassinée et Nathalie se retrouve pourchassée par un gang de truands…
Après le film en costumes d’époque (Lucrèce Borgia, Nana), la bande d’aventures (Fanfan la Tulipe) ou le film historique (Madame du Barry), le cinéaste français Christian Jacque décida de changer de registre et de genre et testa ses capacités dans la comédie policière divertissante. Nathalie conte les mésaventures d’une jolie blonde pas aussi idiote qu’elle en a l’air se mêlant d’une enquête autour d’un vol de bijoux, presque plus douée pour résoudre l’énigme que les meilleurs policiers du coin! Aimable scénario avec gags rigolos et rebondissements sans fulgurances, Nathalie ne révolutionne absolument rien niveau cinématographique, la mise en scène de Jacque restant purement utllitaire, avec comme but assumé de proposer du cinéma du samedi soir. C’est à dire aussitôt vu, aussitôt oublié. Quelques dialogues d’Henri Jeanson sonnent pourtant justes, deux ou trois séquences déclenchent des rires francs, puis pour le reste mieux vaut ne pas être trop regardant! La bonne humeur et la vivacité de l’ensemble doit énormément à sa vedette principale, la bien nommée Martine Carol, dont c’est ici un festival à elle toute seule!
Martine Carol, star des années 50, avant d’être détrônée par la tornade BB, avait joué dans le maudit Lola Montés qui avait échoué au box office et précipité la chute de son réalisateur Max Ophuls. Elle renait un peu de ses cendres ici avec ce rôle léger qu’elle endosse avec une énergie appréciable et même une drôlerie certaine. Prouvant que décidément les blondes en ont sous le capot! Ses partenaires masculins, Michel Piccoli ( à ses débuts) et Louis Seigner en commissaire exaspéré par la demoiselle, lui tiennent compagnie avec assurance. Ne dédaignons pas ce petit film plutôt marrant à suivre, à condition de ne pas être trop exigeant et de se laisser charmer par la pétulance de cette Sherlock Holmes en talons hauts!
ANNEE DE PRODUCTION 1957.



