NINO

Nino Clavel, jeune homme de 29 ans, apprend qu’il est atteint d’un cancer de la gorge. il doit démarrer un protocole de chimiothérapie sous 3 jours. Comment sa vie va t’elle être modifiée par cette annonce et cette échéance forcément angoissante?

On se souvient tous du merveilleux film d’Agnès Varda Cléo de 5 à 7 et de son héroïne trentenaire apprenant son cancer et sa déambulation dans Paris au gré de rencontres de hasard et de petits moments volés à la fatalité. Ce tout premier long métrage d’une jeune réalisatrice débutante, Pauline Loqués, pourrait s’intituler « Nino du vendredi au lundi » tant son jeune protagoniste expérimente la même chose, éprouve cette peur identique de voir sa vie s’achever trop tôt, cette crainte devant la maladie. Sa caméra le suit alors durant trois journées, croisant sa maman à qui il n’avoue rien, des potes dans une soirée d’anniversaire, une ancienne copine de lycée, et toutes ses mini rencontres vont lui permettre de « passer le cap » de manière moins fébrile cette épreuve redoutable. Pauline Loqués garde son sujet à distance, autant pour l’observer avec pudeur que pour donner de la respiration à son film, lui retirant toute tentation de « pathos »: elle s’y prend très bien, car le scénario feutré, les situations bien senties, le ton tendre participent à la réussite de son projet. Peut être que sa mise en scène, un brin timorée, reste l’élément le moins réjouissant, sans qu’elle ait à en rougir pour un premier travail de cinéaste. Ce beau portrait masculin, fin et très attachant, nous happe très rapidement par une sorte d’empathie « invisible », d’identification immédiate.

De tous les plans, le Nino du titre voit éclore un acteur québécois du nom de Théodore Pellerin que l’on devrait voir apparaitre dans la liste aux révélations des prochains Césars. Il allie douceur, sensibilité, dans un jeu en apparence neutre mais étudié et rend palpable ses sentiments intérieurs. Les deux belles participations de Jeanne Balibar et Mathieu Amalric attestent du bon goût de Pauline Loqués en matière de comédiens. Il est important de souligner que malgré la « noirceur » de son sujet, Nino est parcouru de moments légers, joyeux, qu’il ne met surtout pas le moral à zéro! Une très belle surprise de cette rentrée à voir sans hésiter.

ANNEE DE PRODUCTION 2025.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un tout premier film d'une certaine Pauline Loqués: sensible, délicat et touchant. Mise en scène encore timide mais joli récit et un nouvel acteur Théodore Pellerin: retenez bien son nom! A voir!

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