PREMIER RENDEZ VOUS

Micheline Chevassu, pensionnaire dans un orphelinat, a répondu à une petite annonce dans un journal posté par un jeune homme en recherche d’affection. Afin de le rencontrer pour la première fois, elle fugue de l’orphelinat et se rend dans un café. C’est un vieil homme qui l’accoste et se présente comme étant le neveu de Pierre, le jeune de l’annonce…

Pendant l’Occupation, le public désireux de se divertir au cinéma pour oublier les soucis d’un quotidien compliqué raffolait de petites comédies distrayantes et/ou sentimentales et le réalisateur Henri Decoin l’avait bien compris quand il mit en chantier ce Premier Rendez Vous. L’histoire de cette jeune fille espiègle, innocente et ravissante en quête de ses premiers émois et qui répond à une petite annonce pourra sembler sinon nunuche sur le papier, en tout cas un poil mièvre. Pourtant, le savoir faire de Decoin permet d’ajouter à ce scénario une touche de comédie par ci, une touche d’émotion par là, afin d’aboutir à un joli divertissement agréable à suivre et surtout doté d’un charme indéniable. En prime, l’air bien connu « Ah qu’il doit être doux et troublant l’instant du premier rendez vous » a fait chavirer les coeurs des midinettes de l’époque et enchanté aussi leurs parents nostalgiques de leur jeunesse. Facétieux, gaffeur, boute en train et bien sûr gentille comme tout, Micheline est une héroïne de roman photo à qui il va arriver des péripéties qu’elle n’attendait pas, et surtout rencontrer un jeune homme dont elle ne pourra plus se passer. Niveau mise en scène, Decoin ne bouleverse rien, ne met pas forcément beaucoup de personnalité dans ses plans et ne se soucie pas d’esthétique, il se contente d’être un chef d’orchestre consciencieux.

Il a surtout construit ce film autour de sa muse et épouse à la ville, Danielle Darrieux, qu’il dirigera pas moins de huit fois. Darrieux, star totale depuis sa consécration dans Mayerling et qui impose encore son minois, sa beauté indiscutable, son jeu plein de fantaisie. Elle ferait presque de l’ombre à tous ses partenaires, de Fernand Ledoux à Gabrielle Dorziat, en passant par le jeune premier Louis Jourdan et un débutant nommé Daniel Gélin. Il paraitra sûrement exagéré aujourd’hui que Premier Rendez Vous ai pu connaitre un tel triomphe, mais dans le contexte sombre de la Guerre, ce type de production certes guimauve réconfortait pour un temps le public. La polémique comme quoi le film fut produit par la firme Continental, une société allemande, est depuis retombée et mieux vaut ne retenir que l’esprit ultra romantique de l’ensemble.

ANNEE DE PRODUCTION 1941.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Aimable comédie sentimentale un peu naïve dirigée par Decoin et portée par une Danielle Darrieux au sommet de son talent. Mignon comme tout.

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