PRESQUE RIEN

Un été en bord de mer, Matthieu et Cédric, 18 ans tous deux, beaux comme des dieux, se rencontrent, se désirent et cèdent à leurs pulsions. Ce qui démarre comme un amour de vacances prend de l’ampleur et Matthieu doit envisager d’en parler à sa famille, notamment sa mère malade…

De ce long métrage arrivé après des documentaires et un court signés d’un certain Sébastien Lifshitz, on se souvient finalement plus de son affiche dessinée par Pierre et Gilles, très homo érotique, montrant les deux jeunes héros torses nus imberbes sur fond d’étoiles que du contenu… relativement pauvre! Presque Rien met en scène une rencontre homosexuelle de jeunes adultes, dans la plénitude de leurs appétits sexuels, dans le cadre idyllique des vacances sur des plages de sable fin et sous un soleil torride. Leurs corps s’expriment presque à leur place, cherchant chacun les mots pour exprimer leur trouble et à partir d’un scénario aussi ténu, Lifshitz doit broder et tenir la distance sur une heure et demie! Pas une mince affaire! A de rares exceptions près où l’émotion affleure au détour d’un baiser ou d’une étreinte, le film a du mal à passer la seconde et reste figé dans une sorte d’intentions louables et non développées. Les séquences entre les deux amoureux sont filmées avec une certaine chaleur, mais dès que l’entourage (la soeur et la mère de l’un, le père de l’autre) s’en mêle, le ton sonne faux et forcé. Avoir recours aux non dits et à l’absence de psychologie est un choix de mise en scène surtout approprié quand on a déjà du « coffre » et une oeuvre passée. Ce qui n’est pas le cas de Lifshitz!

On se console avec le tandem Jérémie Elkaim/Stéphane Rideau, physiques impeccables mais davantage gravures de mode que grands acteurs. Rideau a gardé son côté chien fou des Roseaux Sauvages que Téchiné filmait avec tant de désir: ca peut plaire au public gay assurément! La mère, campée par l’excellente Dominique Raymond, ajoute un brin de « complexité » au script dépourvu d’épaisseur. Près de douze ans après ce galop d’essai, Lifshitz réalisera un des plus beaux documentaires sur la condition homosexuelle d’autrefois et la perception de la société sur cette dernière, Les Invisibles. Bien supérieur à ce « petit » film qui ne nous fait pas vraiment vibrer. Presque rien en effet!

ANNEE DE PRODUCTION 2000.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Pas grand chose à retirer de positif de ce premier opus de Lifshitz, si ce n'est sa fascination pour le corps masculin. Elkaim et surtout Stéphane Rideau sont hyper sexy, et sinon?

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