THE ANNIVERSARY

Une veuve et mère abusive réunit tous les ans ses trois fils pour célébrer l’anniversaire de son mariage. C’est l’occasion pour elle de renforcer sa domination psychologique sur ces derniers.

Réalisateur scénariste britannique, Roy Ward Baker a laissé à la postérité quelques oeuvres pas inintéressantes sans être majeures comme Troublez moi ce soir avec Marilyn Monroe ou le film d’épouvante Dr Jekyll et Sister Hyde. Affilié au studio Hammer, spécialisé dans le domaine du fantastique, il décida pourtant avec The Anniversary de changer de genre  et concocta donc une comédie, noire certes mais tout de même toujours riante. Le portrait de cette mère totalement acariâtre et effrayante pour sa progéniture est l’adaptation d’une pièce de théâtre de Bill MacIllWraith dont Ward Baker respecte d’ailleurs l’esprit à la lettre. Dans le décor quasi unique d’une salle de séjour, le film enfile joyeusement les dialogues les plus acides et les répliques les plus « cassantes » pour décrire l’emprise de cette mère possessive sur ses trois fils qui la craignent depuis toujours. L’un d’entre eux ramène sa petite amie pour la présenter à la « marâtre » qui se fait un malin plaisir de la rabaisser et l’humilier. Le scénario navigue entre le farfelu, la drôlerie et le cynisme, mais ne va pas assez loin dans son délire, comme s’il s’empêchait de se montrer trop noir. La description de cette famille dysfonctionnelle et atypique nous arrache tout de même de franches rigolades et propose des passages hilarants dans une mise en scène toutefois trop statique. The Anniversary semble surtout tout entier dédié à son actrice principale.

C’est Bette Davis qui tient le rôle de cette femme méchante: un emploi qu’elle affectionnait particulièrement, d’autant qu’en vieillissant, son physique et ses traits faciaux s’étaient endurci et son regard perçant faisait clairement des merveilles, y compris ici où son personnage est borgne et porte un bandeau sur son oeil « défectueux ». En harpie totale qu’on adore détester, elle trouve un terrain de jeu propice à ses larges capacités. Au point que ses partenaires ont presque du mal à se tailler la part du lion, comme Elaine Taylor, Timothy Bateson ou Sally Jane Spencer. Les décors, costumes et coiffures très datées sixties participent à l’aspect kitsch de cette comédie incisive appréciable, que l’on aurait volontiers voulu plus vacharde encore.

ANNEE DE PRODUCTION 1968.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Presque tout entier dévolu à Bette Davis qui se régale à être la plus odieuse possible, ce film à l'humour vache passe un bon moment en dépit d'une réalisation trop sage.

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