THE BOX

Norma et son époux mènent une vie paisible dans une petite ville des Etats-Unis jusqu’au jour où une mystérieuse boîte est déposée devant leur domicile. Quelques jours plus tard, se présente l’énigmatique Arlington Steward qui leur révèle qu’en appuyant sur le bouton rouge de la boîte, ils recevraient 1 000 000 $, mais cela entraînerait la mort d’un inconnu…

Le réalisateur américain Richard Kelly avait admirablement emballé critiques et public avec sa première fois derrière la caméra et son très original Donnie Darko, délicieusement étrange et opaque. Singulier, le talent de Kelly ne pouvait rester sans suite. Il s’empare d’une nouvelle de Richard Matheson, spécialiste de l’univers science fiction, Le Jeu du Bouton sorti en 1970, pour concocter The Box, véritable fable à la fois métaphysique et philosophique qui n’a rien à envier aux meilleurs épisodes de la Quatrième Dimension. Inquiétant et fascinant à la fois, le scénario intrigue favorablement avec son pitch de départ, poursuit son intrigue par une série de rebondissements et révélations accrocheuses, avant de complexifier son propos qui ne manque pas de dérouter. Beaucoup de questions restent en suspend, soulevées par une mise en scène inventive autant qu’un poil tape à l’oeil. Avec son dilemme cornélien final rappelant quasiment celui du Choix de Sophie (certes dans un tout autre genre), The Box ne tient pas toutes les promesses qu’il avait instauré dans son prologue, sûrement parce que Kelly cumule trop de pistes nébuleuses au risque de perdre le spectateur. C’est dommage, car ce cauchemar éveillé que l’on partage avec cette famille plongée dans l’irrationnel comporte de belles idées et une certaine tenue cinématographique.

En époux confrontés à cette boite mystérieuse et fatale, James Marsden (vu dans les 3 Xmen) et Cameron Diaz (Mary à tout prix, The Mask) font alliance dans l’adversité et s’avèrent plutôt convaincants. Franck Langella joue un homme au visage affreusement défiguré aprés une exposition à la foudre et à la présence angoissante. A noter le soin apporté à la reconstitution des années 70 avec ses intérieurs aux papiers peints psychédéliques façon Orange Mécanique , ses coiffures « impossibles » dont le brushing très Farrah Fawcett de Cameron Diaz. Pas aussi malin ni aussi abouti que Donnie Darko, The Box confirme seulement en partie l’originalité du style de Kelly, même si on imagine aisément que sans la touche particulière de Matheson, le film posséderait moins d’atouts. Il nous laisse en tout cas assez perplexe à l’arrivée !

ANNÉE DE PRODUCTION 2009

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Pas complétement au point tout en amenant des idées intéressantes et surtout des tonnes de questions, cette oeuvre de science fiction déroute. Cameron Diaz crédible dans un genre inédit pour elle.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Latest articles

Pas complétement au point tout en amenant des idées intéressantes et surtout des tonnes de questions, cette oeuvre de science fiction déroute. Cameron Diaz crédible dans un genre inédit pour elle. THE BOX