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THE CELLULOID CLOSET

L’homosexualité vue à travers cent ans de cinéma hollywoodien. Son « évolution », son traitement, sa manière d’être évoquée à mots couverts ou plus franchement selon les époques…

Ce passionnant documentaire, tiré d’un essai littéraire au titre éponyme, revient sur un siècle d’homosexualité au sein du 7e Art, sa représentation par les cinéastes, ses démêlés avec la censure, le tout commenté par des personnalités du monde des arts et du spectacle. The Celluloid Closet décrit avec précision l’invisibilité des personnes gays à l’écran dans les quarante premières années du cinématographe, ou présentés par des sous entendus, des personnages caricaturaux comme des décorateurs, des coiffeurs, des chanteurs de charme, et toujours dans des rôles très périphériques et écourtés au maximum. La décennie 50 permit de « libérer » un peu les esprits toujours englués dans le conservatisme le plus rétrograde que le fameux Code Hays avait entériné pour ne pas heurter le grand public. Les différentes interventions de Gore Vidal, Armistead Maupin, Sharon Wood, Jay Presson Allen ou d’actrices comme Whoppy Goldberg, Shirley Mac Laine et Susan Sarandon éclairent d’un jour nouveau toute une série de films dont on peut voir certains extraits éloquents, traitant le sujet par des biais détournés ou par de courageux auteurs sans cesse en lutte contre les censeurs. Le documentaire relate aussi ensuite le changement radical des années 60 et 70, juste après la révolution sexuelle, où même si l’homosexualité était encore considérée comme une maladie mentale, le cinéma ouvrit la voie à des films moins frileux sur la question, permettant au public queer d’avoir aussi parfois des représentations positives sur leur mode de vie. Edifiant, ahurissant (quand on songe au chemin parcouru entre Morocco et Dietrich habillé en homme et Philadelphia ou Basic Instinct!). Les gays sont passés de figures moquées à des victimes sacrifiées (souvent la mort les attend en bout de course), puis plus tard se transformant eux mêmes en bourreaux.

De façon pertinente, les intervenants soulignent aussi l’acceptation moins compliquée des lesbiennes en comparaison des hommes entre eux, signe que l’industrie du cinéma est avant tout dirigée par un machisme ancré profondément dans les esprits. Sombre par moments, The Celluloid Closet n’oublie pas l’humour et l’autodérision chères aux homos, essayant de ne pas tomber dans une démonstration larmoyante de minorités niées pendant si longtemps. La route fut longue, épousant heureusement l’évolution des moeurs, les cinéastes incluant désormais des histoires d’amour du même sexe comme des faits « ordinaires », pour ne plus en faire un « problème ». Enfin, le plaisir cinéphile de voir ou revoir des extraits de perles comme Cabaret, Certains l’aiment chaud, La Chasse, Making Love, La Rumeur, La Cage aux Folles, Torch Song Trllogy, etc… emplit d’espoir pour les années futures. Et vive l’amour, quel qu’il soit!

ANNEE DE PRODUCTION 1995.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Pertinence

CONCLUSION

Du très beau travail de documentation doublée d'une réflexion sur la représentation des gays dans la fiction américaine. Riche en interviews débroussaillant un sujet aussi vaste que passionnant.

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