THE CHANGELING

John Russell vient de perdre sa femme et sa fille dans un accident de la route. Prof et compositeur de musique, il s’installe dans une grande demeure isolée pour se ressourcer. John y est bientôt témoin de phénomènes inexpliqués…

Voici que ce film méconnu ressort des placards et nous fait redécouvrir le travail du réalisateur Peter Medak, hongrois d’origine et à l’oeuvre plutôt peu prolifique. The Changeling (à préférer à son titre français absurde L’enfant du diable) entre dans la catégorie du genre fantastique en traitant du thème de la maison hantée. Juste avant Amityville sorti la même année et quelques mois seulement avant Shining, le film se distingue par une mise en scène efficace, un soin particulier apporté aux mouvements de caméra (pas mal de contre plongées notamment renforçant l’idée d’une « présence » invisible), et un lieu (une maison aussi grande qu’inquiétante comme rôle clef de l’intrigue). Medak crée une angoisse diffuse assez bien rendue, sans effets visuels appuyés, privilégiant le mélancolique et l’étrange au  traitement horrifique des « esprits frappeurs »! Et pourtant un esprit hante bien la demeure comme vient le confirmer une séance de spiritisme bien flippante: à partir de là, Medak nous entraine dans une direction « policière » sur la disparition ancienne d’un enfant (mais chut! n’en racontons pas trop!). Cette partie centrale n’est assurément pas la plus réussie de The Changeling, elle ralentit le rythme et souffre de petites longueurs que l’on peut pardonner à Medak car par ailleurs, ce sujet sur les fantômes ouvre la voie à d’autres grands film à venir: Poltergeist, Les Autres, bien plus proche de nous Insidious ou la série des Conjuring. Le climat anxiogène garde son impact sur toute la distance et nous réserve même quelques sursauts pour qui aime avoir peur!

Au casting, un vrai plaisir de retrouver une des vedettes de Docteur Folamour de Kubrick, l’acteur George C. Scott, carrure imposante, placide, ancré dans le sol et ne se laissant pas intimider par le paranormal. Dans le rôle plus secondaire d’un sénateur « louche », Melvyn Douglas, le légendaire comédien de l’âge d’or d’Hollywood (Angel, Ninotchka) dans un de ses derniers films (il fera aussi peu après Le Fantôme de Milburn, autre titre notable). Non content de nous tenir en haleine, The Changeling reste un jalon essentiel de la carrière en dents de scie de Peter Medak, avec son aspect fataliste et un peu « dépressif », il mérite notre attention et surtout de sortir de l’oubli injuste dans lequel il était confiné.

ANNEE DE PRODUCTION 1980.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une très bonne surprise que cet ancien film fantastique sorti dans l'ombre de Amityville et Shining. Script de belle tenue et hormis quelques longueurs, ça fonctionne! A réevaluer!

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Latest articles

Une très bonne surprise que cet ancien film fantastique sorti dans l'ombre de Amityville et Shining. Script de belle tenue et hormis quelques longueurs, ça fonctionne! A réevaluer! THE CHANGELING