The Greatest Showman célèbre la naissance du show-business et l’émerveillement que l’on éprouve lorsque les rêves deviennent réalité. Inspirée par l’ambition et l’imagination de P.T Barnum, voici l’histoire d’un visionnaire parti de rien qui a créé un spectacle devenu un phénomène planétaire.
Il était assez prévisible d’avoir un jour droit au biopic de Phinéas Barnum (1810/1891), forain, homme de spectacle et industriel des premiers cirques géants traversant les Etats Unis, et Hollywood s’y attèle avec cette évocation sous la forme d’une comédie musicale façon show de Broadway. Prenant de sérieuses libertés avec l’histoire vraie de Barnum, le film met surtout l’accent sur les numéros chantés tout en traitant de thèmes universels comme l’amitié, l’amour, la tolérance et la bienveillance. En effet, Barnum employait pour ses numéros toutes sortes de types physiques différents (nains, femme à barbe, soeurs siamoises, freaks, etc…) et à l’époque, cela attisait les critiques des plus racistes, la peur de ce qui n’est pas dans la « norme ». The Greatest Showman souffre malheureusement de deux défauts encombrants: la réalisation bien lourdasse de Michael Gracey (venu de la publicité et des effets spéciaux) se range du côté du « plein les yeux » plutôt que de raconter ce destin avec un peu de subtilité et surtout le scénario regorge de bons sentiments guimauves par dizaines. Par contre, dès que les chansons « remplacent » le dialogue, on est happé par l’aspect musical et grandiose des chorégraphies et la sauce prend un peu plus! L’irrésistible ascension du fameux patron de cirque ne fait pas l’impasse sur sa relation profonde avec son épouse, quitte à verser dans le roman à l’eau de rose.
Le film doit quand même beaucoup à Hugh Jackman, interprétant lui même les différents titres, livrant un jeu énergique et très éloigné de Wolwerine. A ses côtés, on retrouve Zac Effron, correct sans faire de miracles non plus, et Michelle Williams et Zendaya tiennent les rôles des deux amoureuses. Dans la lignée de La La Land sorti l’année d’avant, The Greatest Showman ambitionne de renouer avec la comédie musicale scintillante, tout en relatant la vie d’un homme qui a révolutionné la notion de spectacle vivant. Séduisant par ses chansons émouvantes et un peu irritant par son avalanche de clichés: pari à moitié atteint!
ANNEE DE PRODUCTION 2017.



