TRIPLE CROSS

Le cambrioleur Eddie Chapman est arrêté par la police anglaise et jeté en prison. Quelques années plus tard, la guerre éclate et l’armée allemande envahit l’ile. Décidé à sortir de taule, il propose ses services à l’ennemi et devient agent des services secrets allemands. Parachuté en Angleterre, il prend contact avec les services secrets britanniques. C’est le début de sa formidable odyssée…

Las d’accoler son nom aux productions de James Bond depuis plusieurs années, le cinéaste britannique Terence Young se penche sur une histoire vraie, tout en restant dans son domaine de confort: l’espionnage. Eddie Chapman fut un célèbre perceur de coffres avant de rejoindre le contre espionnage allemand, puis anglais et sa trajectoire originale inspire donc ce film à mi chemin entre l’oeuvre de guerre et le thriller. Le personnage de Chapman possède des points communs avec James Bond (goût prononcé pour les jolies femmes, attrait pour les objets de valeur, panache et décontraction), on peut ajouter à son tempérament un cynisme et une aptitude à la roublardise. Insaisissable, le héros peut un temps déconcerter et le scénario oscillant d’un « camp » à l’autre frise parfois la confusion. Triple Cross joue la carte de la superproduction européenne (tournée en France) et ambitionne de distraire avant toute chose. Hélas, la réalisation se trouve bien trop routinière (Young ne semble pas captiver par son sujet), malgré Henri Alekan à la photographie et un score composé par Georges Garvarentz. L’action ne manque pas, ni même parfois les traits d’humour, mais la volubilité du script finit par nous faire un peu lâcher l’affaire. Non pas que cette histoire d’agent double en temps de guerre ne soit pas intéressante, c’est plutôt Young qui ne la traite pas avec assez d’audace pour nous accrocher.

Flegme britannique imparable, physique avantageux, Christopher Plummer brille moins par son jeu un peu limité que par sa présence incontestable. A ses côtés, Romy Schneider, aussi belle que possible, incarne une Comtesse gracieuse entichée de l’espion, Gert Froebe (connu pour son rôle dans Goldfinger), Trevor Howard, Bernard Fresson, et le magnétique Yul Brynner en Baron allemand distingué. Finalement, Triple Cross était au départ censé surfer sur la vague des films d’espionnage et en donner pour son argent à un public fasciné par des faits « supposés » réels: à l’arrivée, force est de reconnaitre que sans être honteuse, cette oeuvre atteint péniblement son objectif et n’a pas laissé de traces indélébiles dans les mémoires.

ANNEE DE PRODUCTION 1967.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Pas ultra prenant ce mélange de guerre et d'espionnage, avec ses accents de James Bond. Terence Young fait le strict minimum. Casting attrayant, avec une Romy Schneider toujours adorable mais dans un rôle secondaire.

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