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UN MATIN COMME LES AUTRES

Au milieu des années 30, la journaliste anglaise Sheila Graham se rend aux Etats Unis pour y écrire des articles sur le cinéma. Elle se voit engagée à Hollywood et y rencontre le romancier légendaire Scott Fitzgerald, alors dans le creux de la vague. Ils tombent amoureux et leur idylle coule des jours heureux jusqu’à ce que les vieux démons de Scott ne fassent surface…

Un des maitres du mélodrame américain, Henry King, auteur entre autres des Neiges du Kilimandjaro, s’intéresse de près à l’histoire d’amour véridique qui a unit le romancier Scott Fitzgerald (Gatsby le Magnifique) et la journaliste à potins Sheila Graham. Un lien très romantique s’est tissé entre eux, avant que les graves problèmes d’alcoolisme de Fitzgerald ne viennent gâcher leur relation et abimer leurs sentiments communs. King orchestre ce drame passionnel un peu à la manière d’un roman photo de luxe (étreintes enflammées sur une plage, décors idylliques d’un Hollywood fantasmé, maison « cocon douillet » en bord de mer) et glisse peu à peu vers les affres des tourments du romancier en proie à sa tendance à l’autodestruction. D’une certaine manière, King calque son couple sur celui d’Une Etoile est Née avec la femme protectrice et aimante réussissant sa vie professionnelle et chargée d’aider son homme à lutter contre son penchant pour la boisson. La comparaison s’arrête là, car Cukor complexifiait magnifiquement son récit, ici King se contente de suivre platement un scénario dépourvu de réel intérêt. Non pas que cette passion amoureuse ne soit pas jolie à suivre, mais son déroulement vire à l’anodin, sans doute faute à une mise en scène peu inventive. En creux, King s’essaie à une sorte de mini biopic sur les dernières années de vie de l’auteur de Tendre est la Nuit, sa chute, son incapacité à accepter ses faiblesses et à aboutir à des manuscrits satisfaisants.

Un Matin comme les autres (titre français pompeux), sans doute pour faire plus « littéraire », s’étire sur deux longues heures inutilement étoffées et annonce sa tragédie finale longtemps avant qu’elle ne survienne. Le duo vedette se démène pour garder bonne figure, empêtré dans des répliques souvent niaises, et leur talent respectif évite la catastrophe complète. Gregory Peck en Fitzgerald pourquoi pas? Il est beau, bourré de charme, et joue les alcoolos avec plus ou moins de conviction (en tout cas ne fait pas dans la surenchère). Quant à Deborah Kerr, elle vient de connaitre un succès mondial avec le remake d’Elle et Lui et se retrouve à proposer peu ou prou la même rengaine, entre fragilité et sentiments déçus. Pour leur glamour, on peut éventuellement se laisser emporter par ce mélo facile…sans guère espérer de miracles niveau émotion.

ANNEE DE PRODUCTION 1959.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un mélodrame aseptisé, assez mal réalisé par Henry King, et à peine sauvé par son couple glamour Peck/Kerr. En étant pas trop exigeant à la rigueur.

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