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UN WEEK END SUR DEUX

Camille vit séparée de son mari et de ses enfants, dont il a la garde. Elle ne les voit que quelques week-ends et les emmène justement à Vichy, ou elle doit animer un gala. Son mari lui reproche durement ses « guignolades ». Alors elle part avec eux en Espagne, les enlève. Mais elle doit tenter d’apprivoiser son fils qui n’aime qu’une seule chose, les météorites.

Après une jolie carrière d’actrice, Nicole Garcia a eu envie elle aussi un jour de passer derrière la caméra et réaliser son tout premier long métrage. Un Week end sur deux se présente comme une oeuvre sensible, une sorte de road movie au féminin avec un portrait de mère « border » prenant le risque d’enlever ses deux jeunes enfants habituellement gardés par le père. Cette actrice pleine de fêlures, sans attaches, désorientée, veut apprendre à aimer ses gosses à son rythme, sans injonction, selon les sentiments du moment, refusant tout cadre légal et préétabli. Nicole Garcia raconte cette fugue, cette dérive volontaire avec un oeil acéré et sans jugement, fixant sa caméra sur son personnage maladroit, pas forcément aimable tout du long, dont on ne saisit pas toujours la fragilité, mais c’est un être tangible et vivant. Comme son héroïne, le film trébuche par moments, se cogne contre les parois d’une vie en fuite, ne rentrant pas dans la case confortable du mélodrame. Dans ce beau scénario, Garcia s’est adjoint les services talentueux de Jacques Fieschi et ils tissent avec authenticité ses rapports mère/enfants toujours sur le fil, toujours entre deux eaux. Qu’est ce qu’être une bonne mère? Faut il nécessairement être une femme accomplie professionnellement pour éduquer correctement des gamins que l’on voit peu? Des question soulevés par le récit et avec une belle pertinence.

Nicole Garcia dirige admirablement les deux enfants, sans les brusquer ni en faire des singes savants, suit leurs réactions et les rend terriblement vrais. Puis offre surtout à Nathalie Baye un de ses rôles les plus forts, entre liberté et contrainte, névroses et retour à la vie, une femme de notre temps , aussi riche à suivre en 1990 que de nos jours. Avec L’Adversaire, son évocation toute personnelle de l’affaire Jean Claude Romand, Nicole Garcia signe avec ce week end sur deux son film le plus audacieux et le plus abouti.

ANNEE DE PRODUCTION 1990.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Ce premier film de réalisatrice de Nicole Garcia force l'admiration par son écriture puissante, intelligente, refusant les conventions. Nathalie Baye trouve un de ses personnages les plus emblématiques. A voir absolument.

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