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WHO’S THAT GIRL ?

Quatre années pour un crime qu’elle n’a pas commis n’ont rien entamé le courage et la détermination de Nikki Finn, et désormais en liberté conditionnelle, elle n’a qu’un seul but: prouver son innocence. Elle entraine dans sa mésaventure l’avocat Loudon Trott chargé de l’escorter et en passe de se marier avec un des plus beaux partis du pays, Wendy Worthington…

Après le bide de Shangaï Surprise au box office mondial, Madonna fut obnubilée à l’idée de prouver qu’elle pouvait convaincre aussi bien en tant que chanteuse qu’en tant qu’actrice et demanda alors à James Foley, le réalisateur de Comme un Chien enragé avec Sean Penn de la diriger dans une comédie policière pétulante. Ainsi naquit le projet de Who’s that girl, du même nom que la tournée mondiale de la star. Foley prit comme référence les grandes comédies américaines des années 40 à l’esprit caustique et mêlant rires et intrigue romantique en filigrane, comme L’Impossible Mr Bébé. Hélas, son scénario, rapidement expédié et écrit dans le seul but de mettre en valeur Madonna, ne contient que quelques gags, deux ou trois séquences rigolotes et se vautre ensuite dans la facilité. Si la mise en scène ne manque pas d’allant, le capital sympathie s’émousse plutôt vite, une fois que l’on a saisi les enjeux (très maigres) de l’intrigue et le divertissement peine à rester captivant. Le film prend des allures de long vidéo clip (on y entend d’ailleurs pas moins de 4 titres chantés par la Ciccone) et ne possède du coup pas une franche ambition cinématographique. L’opposition de deux personnages, au départ hostiles l’un envers l’autre, avant qu’ils ne tombent évidemment amoureux, relève du schéma le plus classique et le moins original qui soit. La présence d’un jaguar « dressé par la belle » ajoute une petite plus value.

Loin d’égaler Katharine Hepburn dans le registre comique, Madonna n’en demeure pas moins plutôt drôle et finalement à l’aise dans le genre burlesque et charmeuse aussi lorsqu’elle apparait blonde platine avec ses allures de Marilyn triomphante: c’est surtout le script qui ne lui permet pas de faire des étincelles! A ses côtés, Griffin Dunne, sorti du After Hours de Scorsese, campe l’avocat dépassé et manipulé par sa cliente fofolle. Avec son rythme endiablé et très musical, Who’s That Girl ? correspond en tous points aux comédies loufoques calibrées et sans surprises que les années 80 produisirent en série. Sans Madonna, elle aurait presque instantanément échoué aux oubliettes.

ANNEE DE PRODUCTION 1987.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une comédie burlesque peu inspirée et mollement réalisée par James Foley. Mais il y a Madonna et pour elle, on suit ça sans trop bouder son "petit" plaisir.

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