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UN PARFAIT INCONNU

New York 1961. Au coeur de l’effervescence musicale de l’époque, un jeune homme de 20 ans débarque sans prévenir dans le West Village. Il s’appelle Bob Dylan et avec sa guitare et son talent hors normes, il va changer à tout jamais le cours de la musique américaine…

Le réalisateur américain James Mangold se spécialiserait il dans le genre du biopic musical? Vingt ans après sa biographie de Johnny Cash, Walk the Line, conventionnelle et justement trop linéaire, il s’attaque cette fois à celle de Bob Dylan. En se concentrant sur les cinq premières années de son ascension vers la gloire, de 1961 à 1966, dans une Amérique passant des belles illusions glanées par Kennedy aux prémices du conflit avec le Vietnam. Un Parfait Inconnu ne ressemble pas forcément à un biopic standard , c’est d’ailleurs sa principale qualité, Mangold essaie surtout de cerner la personnalité opaque du chanteur dans des saynètes bien écrites, restant à la fois à bonne distance et tentant de lever le voile sur le fameux mystère Dylan. Il évoque bien sûr sa collaboration avec Joan Baez, la superbe voix révolutionnaire des sixties et prend le pouls d’une décennie de transition, alliant la country, le folk et bientôt le rock n’roll. Mangold a la main moins heureuse dans sa seconde (trop longue) partie lorsque Dylan décide de changer de registre au risque d’y perdre ses fans et passe à l’électrique au festival de Newport, le qualifiant même de « traitre ». Le plaisir du spectateur vient évidemment de la musique et de la BO dans laquelle on réentend les tubes inoxydables que sont Like a Rolling Stone, Tambourine Man, ou Blowin in the wind. Mangold a l’intelligence de ne pas apporter de réponse toute faite au génie de Dylan, ne fouille pas dans son passé à coups de flash backs tellement utilisés dans ce type de production et suit l’artiste au travail et dans sa vie privée (chaotique au possible avec Suze Rotolo).

Se glissant subtilement dans la peau de Dylan, le jeune Timothée Chalamet lui apporte une certaine existence, un visage tout à la fois lisse et charmant, un regard indescriptible, une nonchalance idéale pour le rôle. Le reste du casting surprend moins: Edward Norton, si explosif dans les années 90 (Fight Club, Larry Flynt) joue Pete Seeger de manière un peu pépère, tandis qu’ Elle Fanning incarne Suze « Sylvie » Rotolo avec son habituel air de chien battu Petite mention spéciale à Monica Barbaro, étonnante Joan Baez.. Là où Todd Haynes avait élaboré un portrait multiple et parfois confus de son Dylan dans I’am not there, James Mangold s’en tient sagement à décrypter l’artiste et ses créations. Son portrait, refusant toute hagiographie, a obtenu des nominations importantes aux Oscars et conquis un large public.

ANNEE DE PRODUCTION 2025.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un biopic anti conventionnel de Bob Dylan par James Mangold. Le film accorde une place majeure à la musique sans lever le mystère sur le chanteur phare des sixties. Timothée Chalamet lui prête vie avec une belle conviction.

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