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JE PREFERE QU’ON RESTE AMIS

Claude Mendelbaum est un informaticien trentenaire, célibataire, timide, hypocondriaque et transparent. Depuis Vicky, sa dernière histoire d’amour, il a du mal à remonter la pente. Son travail dans une grande tour de la Défense, peu propice aux rencontres amoureuses, lui prend tout son temps, alors forcément les chances de rencontrer « LA » femme sont infiniment réduites. Le hasard place Serge sur la route de Claude. Divorcé, père de deux fillettes, Serge est un homme élégant, au sourire immaculé, c’est l’archétype du parfait célibataire qui s’assume sur le fil de la cinquantaine clinquante.

Avant de connaitre un succès colossal avec Intouchables, le tandem Olivier Nakache/Eric Toledano avaient démarré leur collaboration pour un premier long métrage proche des comédies italiennes des années 70, avec pour héros deux compères mâles célibataires cherchant vainement la femme de leur vie. A coups de speed datings, d’agence matrimoniale, de gourous censés apporter la confiance en soi, les deux hommes tissent une amitié alors que tout les oppose au départ (l’aisance sociale et la tchatche pour l’un, la timidité et la maladresse pour l’autre). La comédie roule sur d’assez bons rails dans sa première partie, avec quelques gags et situations plutôt amusantes, les auteurs se « moquant » avec tendresse de ces types peu doués pour l’amour, mal dégrossis, occasionnant bien sûr des séquences drôles et vachardes à la fois. Toledano et Nakache ont le sens du dialogue, beaucoup moins du rythme hélas car au bout d’un moment, le film se répète, se fait de moins en moins comique et le mélange des genres ne leur sied pas vraiment. Je Préfère qu’on reste amis saisit habilement la vie solitaire urbaine, ne laissant que peu de place aux sentiments et aux romances de s’épanouir. Il peine davantage à mener sa barque jusqu’au bout, même si l’ensemble reste tout à fait regardable.

Entre Jean Paul Rouve et Gérard Depardieu, le tonus et le courant passent sans mal, l’un ne cherchant pas à tirer la couverture à soi et leur duo marque des points jusque dans leurs différences évidentes. Rouve se délecte de jouer le looser ringard qui n’intéresse personne et qui se prend râteaux sur râteaux, tandis que Depardieu s’amuse à montrer derrière son apparence bourrue un côté plus « sensible » et en tout cas bon copain. On a l’immense joie de retrouver Annie Girardot en maman atteinte d’Alzheimer (l’actrice commençait déjà elle même à souffrir du mal qui l’emportera), entre rires et larmes. Bien que cette agréable comédie dans l’air du temps ne soit pas complètement indispensable, disons que ça passe un moment!

ANNEE DE PRODUCTION 2005.

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Toledano et Nakache livrent une comédie relativement juste sur le célibat forcé. Rouve et Depardieu complices de jeu sont en bonne forme et donnent la patate.

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