NOUVELLE VAGUE

Paris, été 1959. Un réalisateur inconnu, un producteur aventureux, un budget dérisoire, une équipe minuscule, et un projet fou de premier film, tourné en 20 jours va devenir un phénomène planétaire…

Redonner vie à Godard. Ou plutôt replacer Godard dans l’histoire du cinéma par le récit de la génèse de son film fondateur A Bout de Souffle, premier élan de la Nouvelle Vague française avec Les 400 Coups de Truffaut. Voila le but de Richard Linklater, auteur de l’audacieux Boyhood, admirateur du cinéaste suisse à la fois le plus célébré et le plus décrié. En racontant la fabrication pour le moins artisanale de ce film, Linklater rend bien sûr un vibrant hommage au cinéma, à Godard au travail, à sa singularité d’artiste, avec ses refus de « rentrer dans le moule », de ne pas suivre un scénario préétabli, de tourner uniquement que « quand l’inspiration et le désir sont la ». Défilent devant nous tous les protagonistes de cette aventure: Beauregard producteur affolé par les méthodes de son « poulain »,  Raoul Coutard le chef opérateur à qui l’on crie sans cesse « Moteur Raoul! « , Suzanne Schiffman scripte et future associée de Truffaut, Melville, Rossellini et Bresson en « maitres » absolus de Godard, et puis bien entendu ses deux stars, alors encore inconnus : Belmondo et Jean Seberg. Evidemment tourné en noir et blanc, avec une reconstitution d’époque pointue, Nouvelle Vague nous plonge dans les affres de la création, dans l’esprit d’un réalisateur qui ne fait pas de cinéma comme tout le monde et qui ne se laisse pas dicter ses actes. Linklater saisit la liberté du moment, la jeunesse en ébullition d’une troupe ignorant alors qu’elle est en train de tourner une oeuvre charnière. Il ne propose pas une sorte de mini biopic de Godard et pourtant il dit beaucoup de choses de lui et capte son anticonformisme légendaire, du coup le résultat s’avère plus pertinent qu’une relecture d’A Bout de Souffle ou une hagiographie cinéphile de plus.

Guillaume Marbeck incarne Godard sans chercher à l’imiter, les intonations de sa voix sont là, les lunettes noires bien sûr et l’attitude. Quant à Seberg (ô combien compliqué de retrouver une actrice aussi adorable et insaisissable), elle est jouée par Zoey Deutch, une Américaine plutôt jolie, reprenant son accent et hélant les passants avec le désormais culte « New York Herald Tribune ». Les rôles périphériques sont honorablement tenus, tout en restant assez anecdotiques tout de même. Cette ode à une époque révolue, à des artistes révolutionnaires et intelligents, possède un charme certain et surtout ne se prend pas au sérieux, renouant à sa façon avec l’esprit iconoclaste du réalisateur du Mépris. En bout de course, quatre Césars lui sont revenus, dont celui de la Meilleure réalisation pour Linklater.

ANNEE DE PRODUCTION 2025.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

L'américain Richard Linklater nous raconte la fabrication d'un des films phares du 7e Art, avec tout son amour pour le cinéma et son admiration pour Godard, très bien incarné par Guillaume Marbeck. Joli résultat, sans transcendance toutefois.

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