SUBWAY

Après avoir dérobé des documents compromettants, un homme se réfugié dans l’univers fascinant et agité du métro parisien. Une impitoyable chasse à l’homme s’organise au cours de laquelle d’étranges liens se tissent entre le cambrioleur et sa victime.

Après un premier film d’anticipation passé plus ou moins sous les radars, Le Dernier Combat, le réalisateur en vogue des années 80, Luc Besson, signe un second opus entièrement tourné dans les couloirs du métro parisien et justement intitulé Subway. Avec son esthétique très « vidéo clip » (rapidité du montage, ralentis, effets de caméra), Besson parlait à l’époque à la jeunesse et ambitionnait d’imposer un style « cool » que la génération des 15/25 ans allait adouber. Et pourtant à y regarder de plus près, Subway ne fonctionne que de manière boiteuse, faute à un scénario inexistant qui empile les séquences sans chercher à donner du sens profond à ses péripéties assez inconsistantes. On doit cependant avouer que dans ce produit « fabriqué » et factice, les décors d’Alexandre Trauner (grand dans son domaine) restituent un monde insolite intéressant des bas fonds de la capitale, où se croisent marginaux, petites frappes, voleurs à patins à roulettes, commissaire débonnaire et une héroïne haute en couleurs arborant des tenues improbables. La BO composée par Eric Serra (déjà) tient la route. Besson se moque en fin de compte de raconter quelque chose de structuré, il filme avec une joie d’enfant gâté et se dit que cette passion de l’image va être forcément communicative. Autre problème: l’écriture de ses personnages ne dépasse jamais le stéréotype et manque cruellement de substance. Du coup, on se fout rapidement de ce qu’ils font et ce qui leur arrive.

Le bon point relatif de Subway réside dans sa distribution: dans des seconds rôles savoureux, on retrouve Michel Galabru, Jean Hugues Anglade, Jean Pierre Bacri, Jean Reno ou encore Richard Bohringer en fleuriste ambigu. Bref, une bonne partie du gratin du cinoche hexagonal en première ligne. La seule femme du film c’est Isabelle Adjani, fatale et belle à tomber, cheveux iroquois, cassante et distante avant de verser des larmes de crocodile dans un final guimauve. Pour elle, on est ok et ko! Par contre, Christophe Lambert, coupe blonde péroxydée, poursuivi par des malfrats tout au long du film, a obtenu le César du meilleur acteur et cela reste un mystère insoluble! Subway a connu un succès conséquent, devint culte un temps, et même si on peut à la rigueur lui reconnaitre une « valeur » pour sa modernité très « eighties », le constat est sans appel aujourd’hui: le temps lui a foutu un sacré coup de pelle!

ANNEE DE PRODUCTION 1985.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Succès générationnel pour le second long métrage de Besson, très peu doué pour le scénario et maniéré dans sa mise en scène clipesque. Casting de poids, dont une Adjani impériale. Christophe Lambert a gagné un César et on se demande bien par quel miracle!

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