Un groupe de vacanciers se retrouve au milieu des marécages de Louisiane pour voir évoluer les alligators, mais vont bientôt être pris en chasse par un énorme hippopotame…
Réalisateur britannique, James Nunn confirme son attrait pour les animaux féroces et meurtriers dans le genre « survival ». Ainsi, après les requins dans Shark Bay, il prend cette fois un mammifère tueur inattendu (connu quand même pour être l’un des plus dangereux pour l’homme), à savoir un hippopotame « égaré » dans les bayous de Louisiane pour principale attraction fatale de son dernier opus. Le scénario de Hungry ne sort hélas pas des masses des habituels récits du même type avec la sempiternelle exposition et présentation des personnages (parité respectée entre hommes et femmes) trimballant chacun un caractère bien trempé, ce qui va évidemment compliquer les choses quand le danger survient. La première apparition du fameux hippopotame se fait longuement attendre (près de 45 minutes tout de même), l’animal crée par des effets numériques provoque quelques frissons gentillets, mais l’ennui pointe vite le bout de son nez faute de vrais rebondissements et surtout d’une mise en scène uniquement fonctionnelle. Nunn et sa caméra paresseuse ont un mal fou à se distinguer du tout venant de la production horrifique actuelle et quand on se prend à penser à l’angoisse ressentie devant Les dents de la Mer de Spielberg par exemple, on mesure le gouffre incomparable! Hungry en définitive ne possède qu’une seule « originalité »: son prédateur inédit au cinéma, l’hippo étant assimilé à une bonne grosse bestiole placide et relativement pacifique et se révélant là une machine à tuer sans pitié ni répit possible. Bien insuffisant pour prétendre à devenir mémorable.
Quant au casting, il est globalement d’assez mauvaise tenue: Madison Davenport, Joaquim de Almeida et pas davantage Jim Meskimen n’ont franchement rien à offrir vu la maigreur de leurs rôles et la pauvreté de leurs dialogues. Hungry coche à peine les cases du divertissement potable (l’absence d’humour ou de second degré pèse aussi sur la balance) et à moins de n’avoir rien d’autre à faire de sa vie ou être un nostalgique du jeu de société des « Hippogloutons », vous pouvez vous rabattre sur d’autres séries B d’attaque animale mieux dosées en action et en suspense. Une production Netflix mollassonne de plus!
ANNEE DE PRODUCTION 2026.



