FANATIC

Avant d’épouser son nouveau fiancé, Patricia Caroll se fait un devoir d’aller rendre visite à son ex belle mère, Miss Trefoile. Son ancien compagnon et fils de cette dernière étant mort deux ans plus tôt dans un accident de la route. Mais la jeune femme découvre une vieille dame devenue bigote à l’extrême, intolérante et montrant peu à peu un visage de plus en plus inquiétant…

Le Studio Hammer n’a pas seulement oeuvré dans l’épouvante et pour renouveler son « cheptel » de sujets, a également accouché de thrillers psychologiques honorables (The Man in Black, The Snorkel). Fanatic se situe au mi temps de la décennie 60 et revient au réalisateur canadien Silvio Narizzano, tourné dans les studios anglais d’Elstree et en couleurs svp! Cette production bénéficie de la collaboration au scénario du fameux Richard Matheson (Je suis une légende, L’Homme qui rétrécit) imaginant la confrontation d’une jeune femme et de sa belle mère légèrement agitée du bocal, allant jusqu’à la séquestration et la torture mentale. A mi chemin dans l’esprit entre Psychose et Qu’est il arrivé à Baby Jane? (les deux immenses succès des années antérieures), Fanatic fonctionne sur un suspense habile, une mise en scène assez inventive, et le recyclage de références allant d’Hitchcock à Mario Bava (surtout dans le dernier décor du grenier baigné de lumières bleutés et violettes rappelant les « giallos » italiens). Hormis peut être quelques passages un peu redondants dans la narration, le script tient fièrement la route et alimente une bonne tension dramatique. Comme le suggère le générique d’ouverture, le duel entre la vieille femme dangereuse et la jolie jeunette naïve occupe toute la place dans l’intrigue, comme un jeu cruel entre un chat féroce et une souris apeurée.

Justement, l’autre intérêt du métrage réside dans le tandem d’actrices convoquées: conflit générationnel entre la légendaire Tallulah Bankead, ex actrice de théâtre à la vie dissolue et passablement capricieuse, la soixantaine passée et la toute nouvelle starlette Stéphanie Powers, dont c’est ici la première apparition à l’écran. Elle deviendra surtout célèbre pour la série L’Amour du Risque. Bankead cabotine un poil en grenouille de bénitier dérangée (mais l’outrance dans ce type de thriller passe crème). Citons aussi la présence de Donald Sutherland en jardinier attardé et Peter Vaughan en majordome inquiétant (une des futures vedettes de Game of Thrones). Fanatic mérite largement qu’on s’y arrête, possédant des qualités notables et confirmant la bonne santé de la maison Hammer dans la catégorie thriller psychologique.

ANNEE DE PRODUCTION 1965.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Duel féminin dans ce thriller psy tendu, produit par la Hammer et écrit par Matheson. Du suspense, des références attrayantes et surtout un joli tandem Bankead/Powers. A réhabiliter.

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