AccueilCritiquesComédie dramatiqueFATHER MOTHER SISTER BROTHER

FATHER MOTHER SISTER BROTHER

Trois histoires parlant des relations entre adultes et enfants devenus eux mêmes des adultes, quelquefois bien distendus, et la force des liens du sang…

On avait plus eu de nouvelles cinématographiques de Jim Jarmusch depuis 2019 et son pastiche de morts vivants décalé The Dead don’t die et le voila de retour en très bonne forme avec cette comédie dramatique douce amère sur les liens familiaux. Sous la forme d’un tryptique comme jadis son fameux Night On Earth, le film passe de la mélancolie à l’observation fine des êtres, sans jamais se départir d’un humour discret, caressant. Les trois sketches de qualité quasi égale tiennent par un récit ténu, des dialogues jamais lourds, des silences parfois gênés. Jarmusch opte pour des petites touches successives, des regards, des non dits qui semblent installés entre les protagonistes (surtout dans le segment entre les deux soeurs retrouvant leur mère pour un goûter). La simplicité de la mise en scène, les cadrages toujours à bonne distance, cette façon d’explorer les sentiments humains sans rien appuyer rappellent fortement un autre opus de Jarmusch, Broken Flowers. L’un des personnages dit que l’on ne choisit pas sa famille, remarque très juste que Jarmusch illustre parfaitement dans le décalage souvent bien visible entre les générations et les habitudes de vie des uns et des autres. Il le fait sans jugement moral facile ni aucune ironie, il préfère laisser le spectateur poser son regard sur chaque situation pour s’y retrouver un petit peu. Hormis dans l’ultime segment, la mort s’invite dans les conversations de manière raffinée et surtout sans plomber l’ambiance.

Il faut ajouter l’indéniable apport de chaque comédien, dans un casting très bien choisi par Ellen Lewis, et se régaler des performances de Tom Waits en père vieillissant (mais loin d’avoir cassé sa pipe pour autant), Adam Driver en fils mal à l’aise et surtout aux trois actrices du deuxième sketch -Charlotte Rampling, Cate Blanchett et Vicky Crieps- dont la rencontre au sommet donne des ailes au film et nous ravit par la nuance de leurs jeux respectifs. Father Mother Sister Brother a remporté le Lion d’Or à Venise (titre qui apparait tout à fait justifié) et nous fait une piqure de rappel quant au cinéma à part de Jim Jarmusch, sachant décidément produire des films à la saveur singulière.

ANNEE DE PRODUCTION 2026.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Sans rien forcer, Jarmusch construit un film en 3 sketchs d'une délicatesse louable et sa réalisation emporte la mise. Excellent casting surtout Waits, Rampling er Blanchett.

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