ANTHROPOPHAGOUS

Des amis partent sur une ile grecque pour se divertir. A leur arrivée, ils découvrent un village abandonné. Puis l’une de leurs amies disparait mystérieusement. Tout le monde part à sa recherche. Dans une cave, ils découvrent une jeune fille terrifiée et hystérique, cachée dans un tonneau, semblant fuir quelque chose d’abominable…

Juste après Blue Holocaust, bande d’épouvante bien dégueu sur la nécrophilie particulièrement dérangeante, l’italien Joe d’Amato, spécialiste du Bis, monte d’un cran dans l’horreur vomitive avec Anthropophagous. Surtout connu finalement pour deux séquences marquantes (lorsque le monstre cannibale arrache un foetus des entrailles d’une de ses victimes et quand, dans un final paroxystique, il dévore ses propres tripes!!), le film fait écho à toute une vague de cinéma de genre, allant bien sûr de Massacre à la Tronçonneuse à certains Lucio Fulci (Frayeurs, L’enfer des zombies) par son attrait pour les chairs putrides, la décomposition des corps et un penchant très net pour le gore excessif. Il faut néanmoins reconnaitre la piètre qualité du scénario et surtout le démarrage très lent de l’intrigue qui cumule quasiment 45 minutes sans aucun accès de violence ou d’horreur. Le cannibale tant espéré se fait attendre et la mise en scène de D’Amato ne joue même pas sur l’effet de suspense, il enrôle son film de séquences bavardes et inutiles sur le séjour de quelques amis sur une ile grecque, semble t’il déserte. Anthropophagous, filmé en 16 mn pour accentuer le grain poisseux comme l’avait fait Wes Craven avec La Dernière Maison sur la gauche , se passe presque entièrement en plein jour, sous un soleil écrasant, un signe distinctif et original pour une production de ce type au début de la décennie 80. D’Amato recycle des références en pagaille (Halloween, Suspiria, La Baie Sanglante) sans jamais atteindre le talent d’un Carpenter, d’un Argento ou d’un Bava.

A la distribution, pratiquement que des comédiens de cinéma Bis d’exploitation comme Tinto Brass, Serena Grandi ou Zora Kerova. En tête d’affiche, on retrouve la soeur de Mia Farrow, Tisa, qui abandonnera carrément sa carrière éclair d’actrice après ce rôle. L’imposant George Eastman, déjà repéré dans Horrible, campe le fameux anthropophage du titre. Certes, les amateurs d’hémoglobine et de plans peu ragoûtants se délectent des deux passages cités plus haut ayant construit la réputation exagérée du film, mais pour les autres, la globalité leur paraitra inoffensive et plus aussi effrayante qu’à l’époque de sa sortie.

ANNEE DE PRODUCTION 1980.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Cet opus surestimé de D'Amato a mal vieilli et reste connu pour deux scènes choc seulement. L'horreur en plein jour est toutefois une bonne idée. Du Bis limite médiocre.

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