CONJURING

Avant Amityville, il y avait Harrisville… Conjuring : Les dossiers Warren, raconte l’histoire horrible, mais vraie, d’Ed et Lorraine Warren, enquêteurs paranormaux réputés dans le monde entier, venus en aide à une famille terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée… Contraints d’affronter une créature démoniaque d’une force redoutable, les Warren se retrouvent face à l’affaire la plus terrifiante de leur carrière…

Peut on espérer du renouveau dans le genre si balisé et tellement traité des maisons hantées et des démons possédant les âmes humaines? En 2013, ce Conjuring a en tout cas redonné des couleurs au cinéma d’horreur grâce au savoir faire de James Wan, réalisateur doué de Insidious et du terrifiant Saw. Autant dire qu’en matière de gore et surtout de sensations fortes, il en connait un rayon et met nos nerfs à rude épreuve aussi bien avec des jumps scares dignes des grands classiques que sont Poltergeist et Amityville qu’avec du hors champ et de l’effroi « invisible »: ces fantômes démoniaques pointent parfois le bout de leur nez, mais le plus fréquemment restent suggérés (rien de mieux pour délicieusement flipper). Wan recycle certes des recettes bien connues, toutefois il a l’intelligence de les agencer avec des touches personnelles et sa mise en scène ne sent pas le réchauffé. Dans ce premier volet d’une franchise appelée à devenir lucrative, on fait la connaissance du couple Warren, des médiums démonologues ayant véritablement existé aux Etats Unis, et pour qui les exorcismes étaient monnaie courante. Cette caution « véridique » sert et dessert le propos: d’abord, on se dit que forcément le scénario exagère les événements vécus par le tandem, puis ancre le film dans une réalité moins « cinématographique ». Wan se lâche un brin trop dans l’ultime demie heure avec une surenchère d’effets spéciaux surtout destinés à en donner pour son argent à un public friand de terreurs.

Conjuring met en scène le couple Patrick Wilson/Vera Farmiga (excellente dans Esther et abonnée au genre), complémentaires dans leur jeu, maitres d’un suspense montant crescendo au fur et à mesure que les entités malaisantes prennent possession d’abord de la maison, puis de ses propriétaires (une gentille famille américaine qui n’a rien demandé à personne et qui va trinquer sévère!). On retrouve Lily Taylor, transfuge du cinéma indépendant, dans le rôle de la mère de famille habitée par le Mal. Bien sûr, dans le catalogue des phénomènes paranormaux, le cinéma de genre nous a déjà offert des productions encore plus abouties et réussies, mais Conjuring coche sans mal les cases de l’épouvante à consommer de préférence dans le noir, fenêtres et portes bien verrouillées!

ANNEE DE PRODUCTION 2013.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Terrifiant juste ce qu'il faut, suspense soutenu et réalisation efficace de James Wan. Ce mélange de Poltergeist et Amityville trouve finalement de quoi claquer des dents, malgré un final too much.

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