AccueilCritiquesFantastiqueL'EXORCISTE 2: L'HERETIQUE

L’EXORCISTE 2: L’HERETIQUE

Le père Lamont enquête sur la mort mystérieuse du père Merrin, survenue à la suite d’un exorcisme, et va devoir combattre le démon Pazuzu que la jeune Regan a toujours en elle.

Quatre ans après le colossal succès remporté par le premier Exorciste réalisé par William Friedkin, le studio Warner Bros a dans l’idée de remettre le couvert avec une suite, cette fois encadrée par John Boorman, futur auteur d’Excalibur, que l’on attendait clairement pas dans ce genre là. En définitive, Boorman s’éloigne totalement de l’original en proposant davantage une fable fantastique et en refusant les codes attendus du film d’horreur traditionnel avec séquences grand guignols et terreur programmatique. L’Hérétique tient plus du récit mystique doublé d’une enquête autour de la mort du Père Merrin, le prêtre exorciste du premier volet, par un de ses confrères convaincu que c’est le démon Pazuzu (découvert en Afrique) qui est à l’origine de toute l’affaire. Le film parle ainsi d’hypnose, de psychanalyse, de confusion mentale et immanquablement déroute par sa lenteur, ses séquences bavardes, ses effets visuels approximatifs. Cette suite n’ajoute donc rien de bien original, même si les scènes se déroulant dans l’Afrique primitive ne manquent pas de charme et le contre pied pris par Boorman peut à la limite appeler à l’indulgence. Pourtant, le scénario croule sous les incohérences, les redondances, se sert de l’occultisme pour tenter de raviver un intérêt qui se dilue hélas rapidement. Le combat entre le Bien et le Mal demeure un sujet récurrent des films de possession, et ici encore on n’échappe pas à l’écueil des clichés les plus éculés.

La Warner a mis le paquet sur la distribution, en reprenant la jeune Linda Blair, cette fois presque entrée dans l’âge adulte tout en gardant son minois adorable que Friedkin avait pris plaisir à défigurer par un maquillage outrancier et effrayant. Elle donne la réplique à Louise Fletcher, auréolée d’un Oscar peu de temps avant pour Vol au dessus d’un nid de coucous et qui tient le rôle de la psy, et surtout au mythique Richard Burton, égaré dans la peau de ce prêtre obsédé par la vérité. Roulant des yeux et doté d’une expression monocorde tout du long, on a la désagréable sensation qu’il se fiche complètement de rendre son personnage crédible. Boorman a accouché d’une suite certes personnelle, loin du cinéma d’horreur prémâché, mais ne réussit pas vraiment à imposer tous ses choix et ennuie plus qu’il ne fascine. Malheureusement, le tout a  pris un méchant coup de vieux !

ANNEE DE PRODUCTION 1977.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Boorman succède à Friedkin, privilégiant le fantastique à l'horreur. Récit confus, réalisation non dénuée de qualités, mais l'ennui s'invite. Casting inégal dont un Richard Burton médiocre comme tout. Une fausse suite pas nulle mais pas fameuse non plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Latest articles

Boorman succède à Friedkin, privilégiant le fantastique à l'horreur. Récit confus, réalisation non dénuée de qualités, mais l'ennui s'invite. Casting inégal dont un Richard Burton médiocre comme tout. Une fausse suite pas nulle mais pas fameuse non plus. L'EXORCISTE 2: L'HERETIQUE