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LE CHAT A NEUF QUEUES

Le gardien d’un institut spécialisé dans la recherche génétique est assassiné. Le journaliste Carlo Giordani, aidé d’un aveugle, mènent l’enquête et découvrent que des chercheurs de l’institut travaillent sur le facteur XYY, qui se retrouve souvent chez les personnes enclines à la violence et à la criminalité. Une série de meurtres débute alors et vise à empêcher la progression de l’enquête…

Avant Les Frissons de l’Angoisse et Suspiria, ses deux meilleures oeuvres de la décennie 70, l’italien Dario Argento avait démarré sa carrière en se spécialisant dans le giallo, autrement dit le thriller aux allures de fantastique. Son second long métrage, Le Chat à neuf queues, construit sur le procédé du « whodunit » (qui est le coupable?), renvoie directement aux intrigues policières d’Hitchcock avec meurtres en série et enquête à l’appui et nous embarque dans un grand huit à suspense avec son lot de rebondissements. Le film, souvent cadré en caméra subjective, élabore un script un peu compliqué à suivre par la multiplication des personnages, les digressions que s’autorise Argento et il prend son temps pour dénouer les nombreux mystères accumulés au fil de séquences, agencées comme un vrai puzzle en train de se monter. La musique d’Ennio Morricone apporte du sang neuf à l’univers étrange avec ses dissonances perturbantes et ses mélopées funky proches du style de Lalo Schifrin, enrichissant le travail particulièrement soigné sur le son. Les meurtres, filmés de façon très graphique, font écho à son premier long métrage L’Oiseau au plumage de cristal avec un sadisme similaire au cinéma de Mario Bava, auteur de La Baie Sanglante sorti la même année. On peut déplorer des longueurs sur la durée au milieu de très bons moments tels que la séquence du cimetière ou celle clôturant le film, expéditive, mais néanmoins efficace.

Le casting comprend James Franciscus, souvent vu dans des séries TV comme La Quatrième Dimension et dans Le Secret de la Planète des Singes, incarnant le journaliste menant l’enquête au péril de sa vie et surtout Karl Malden, l’acteur fétiche d’Elia Kazan, endosse le rôle de l’aveugle, crucial pour l’intrigue, parvenant à rendre son personnage ambivalent. Avec ses allures de polar inquiétant agrémenté d’un suspense tout à fait délicieux, Le Chat a neuf queues a mis le pied à l’étrier à Argento et lui ouvre la voie des réalisateurs à suivre de près pour ceux qui aiment les films de genre… ou à ceux qui aiment frissonner en se délectant d’une enquête digne des meilleurs romans d’Agatha Christie à laquelle on pense souvent.

ANNEE DE PRODUCTION 1971.

 

 

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Deuxième film de l'italien Dario Argento confirmant son attrait pour le giallo, la violence graphique et les meurtres sanglants. Dommage que le script s'éparpille par moments inutilement. Mention très bien à Karl Malden.

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