AccueilCritiquesPolicierLE GRAND SOMMEIL

LE GRAND SOMMEIL

Le général Steenwood fait appel au détective privé Philip Marlowe pour régler une affaire de chantage dont ses filles sont victimes par un maitre chanteur… Marlowe enquête et n’est pas au bout de ses surprises…

Réalisateur aussi bien de polars noirs (Scarface) que de comédies désopilantes (L’impossible Mr Bébé), l’américain Howard Hawks fait clairement partie des plus importants cinéastes de l’âge d’or d’Hollywood. Avec Le Grand Sommeil, il adapte un roman de Raymond Chandler à l’intrigue tortueuse, où les rebondissements et les coups de théâtre ne cessent de s’emmêler les uns aux autres pour donner vie à une histoire de corruption tout à fait dans l’esprit du film noir classique. Sauf que Hawks y ajoute sa patte, c’est à dire des dialogues délicieusement concoctés, entre sous entendus sexuels, bons mots, réparties spirituelles et le tout pour mettre en valeur son personnage central: un détective privé agissant seul et dénouant les fils d’une machination complexe imaginée par plusieurs protagonistes. L’ambiance oppressante, les rapports ambigus, la suspicion continue font l’essentiel d’un scénario certes alambiqué, mais que Hawks mijote aux petits oignons. On retrouve les ingrédients chers au film noir comme les femmes fatales, les lieux clos et ombragés, les gangsters patibulaires. Par contre pas de flash back ni de voix off comme dans Assurance sur la Mort ou Laura pour ne citer que de brillants exemples. Absolument tout gravite autour de Marlowe, sa classe, son aisance, son bagout avec les filles, sûr de lui et se passant fort bien des services de police.

En réalité au départ du projet, Hawks a souhaité surtout réunir de nouveau le couple Bogart/Bacall qu’il avait si merveilleusement filmé pour Le Port de l’Angoisse et restituer l’alchimie d’acteurs et d’amoureux à la ville de ces deux figures mythiques. Bogart y trouve là un de ses meilleurs emplois et Bacall, mystérieuse, hautaine, au regard tranchant incarne une femme au double visage que l’on prend plaisir à déchiffrer. Le Grand Sommeil atteint le top niveau dans le genre et a définitivement placé Hawks dans la cour des grands.

ANNEE DE PRODUCTION 1946.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Hawks adapte Chandler pour un policier sombre et torturé aux dialogues brillants. Le couple Bogart/Bacall parfait et rentré pour l'éternité dans la mémoire cinéphile.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Latest articles

Hawks adapte Chandler pour un policier sombre et torturé aux dialogues brillants. Le couple Bogart/Bacall parfait et rentré pour l'éternité dans la mémoire cinéphile. LE GRAND SOMMEIL