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LES CHASSES DU COMTE ZAROFF

Un chasseur de renom échoue sur une île à la suite d’un naufrage dont il est le seul survivant. Le comte Zaroff le recueille et le soigne, seulement, il se rendra bientôt compte que ce comte, raffiné et cultivé, entretient une mortelle passion pour la chasse. Las de la chasse conventionnelle, le mystérieux comte est à la recherche de nouveaux frissons.

Dans l’Amérique de la Grande Dépression, le public souhaitait s’évader avec des films à la fois dépaysants, inédits, originaux et le genre fantastique permit complètement de séduire un large auditoire. Après les Dracula et Frankenstein initiés par le studio Universal, la RKO (une firme plus modeste) lança deux projets simultanés, tournés en même temps, dans des décors identiques. Le premier, le plus ambitieux, fut l’extravagant King Kong, monument du 7e Art et le second, cette série B moins coûteuse, alliant non seulement de l’épouvante mais aussi des aventures exotiques dans une jungle hostile. Traitant de sadisme (le méchant est un sombre comte faussement raffiné qui nourrit une passion pour la chasse à l’homme), Les Chasses du Comte Zaroff baigne dans une ambiance angoissante, issue des romans gothiques, où la vie de l’humain ne pèse pas lourd et où le danger suit à la trace deux pauvres naufragés réduits à l’état de gibier. Les auteurs de King Kong, Merian C. Cooper et Ernest B. Shoedsack tournent donc cette bande horrifique à l’esprit malsain, sorte de survival du début du parlant, tel un jeu d’échecs mené par une figure du Mal terrifiante, proche du Marquis de Sade. L’érotisme feutré et la traque dans les marécages peuplés d’animaux sauvages confèrent à cette oeuvre un cachet particulier, à une époque où le Code de censure Hays n’a pas encore vu le jour.

Le casting comprend Joel MacCrea, tout jeune et débutant quasiment dans le rôle du chasseur chassé, Fay Wray campe la belle héroïne avec ses airs de donzelle paniquée qu’elle mettra encore plus à profit en fiancée de King Kong et enfin Leslie Banks écope du rôle du méchant comte Zaroff, sanguinaire aux yeux hypnotiques pour un jeu qui paraitra outré aux nouvelles générations. Ramassé sur une durée ultra courte de seulement une heure, le métrage rentre très vite dans le vif du sujet et le développement du script manque sûrement d’un peu plus de consistance. Il n’empêche que le pouvoir de fascination de ce « petit film » devenu culte n’a pas vraiment pris la patine du temps et coiffe au poteau les piteux remakes tentés depuis.

ANNEE DE PRODUCTION 1932.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une série B d'aventures et de fantastique, menée par le tandem gagnant de King Kong, Shoedsack et Cooper. Ambiance anxiogène, gothique affiché, et un sadisme rare pour l'époque. Fay Wray et Joel Mac Crea en sont les héros pourchassés.

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