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L’HOMME QUI EN SAVAIT TROP

Alors qu’ils sont en vacances à St Moritz, Bob et Jill Lawrence sont témoins de l’assassinat de Louis Bernard, un espion français. Avant de mourir, ce dernier leur annonce qu’un meurtre va être commis à Londres sur la personne d’un chef d’état. Afin d’empêcher les Lawrence de prévenir la police, les commanditaires enlèvent leur fille, Betty. Désemparés, ils doivent mener leur propre enquête…

Si Alfred Hitchcock avait déjà brillamment passé la barrière du muet au parlant avec Chantage, sa période anglaise prend une tournure plus importante encore avec la réalisation de L’Homme qui en savait trop, mélange de film policier et d’espionnage dans lequel il rivalise avec les productions américaines en imposant son style si caractéristique de maitre du suspense. Si l’exposition des enjeux et le début sont un peu trop rapidement « expédiés », Hitchcock rectifie le tir ensuite avec cette histoire haletante de kidnapping d’enfant et de tentative d’assassinat que les protagonistes cherchent à déjouer. Entre un humour british bien en place et des idées de mise en scène annonçant déjà le génie de Sir Alfred, L’Homme qui en savait trop divertit tout en offrant des cadrages élaborés (des profondeurs de champs, d’audacieux travellings notamment dans la fameuse séquence de l’Albert Hall). Sa durée ramassée de 1H12 ne permet pas pleinement de faire monter la tension nécessaire,  si bien que l’action principale se joue surtout sur l’ultime quart d’heure avec une longue fusillade ressemblant à celle du Scarface de Hawks.

Du côté de l’interprétation, le couple vedette Leslie Banks/Edna Best n’a franchement pas de véritable charisme et leur jeu mollasson enlève par moments de l’intérêt à leurs aventures si dangereuses. Par contre, mention spéciale pour Peter Lorre, l’acteur de M. Le Maudit, parfaitement à l’aise en assassin sadique, au sourire narquois et affublé d’une vilaine cicatrice sur le front: un méchant d’anthologie très crédible! A noter la présence sur quelques minutes de notre français Pierre Fresnay, pas encore au niveau qu’il atteindra avec Le Corbeau. Hitchcock reprendra la trame exacte de ce film pour en faire un auto remake plus de vingt ans après, en le développant davantage, en ajustant mieux ses recettes, et dépassa ainsi l’original qu’il qualifiait lui même de « travail d’amateur ». Il n’en reste pas moins une première mouture non négligeable dans sa filmographie.

ANNNE DE PRODUCTION 1934.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Première version d'un remake de 56 avec de bonnes choses et déjà le style Hitchcock s'impose doucement. Casting médiocre en dehors de Peter Lorre.

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