MELINDA ET MELINDA

A New York, au cours d’un dîner entre amis, deux auteurs, l’un de tragédies l’autre de comédies, se remettent en question : « L’existence humaine n’a en vérité rien de drôle, elle est pathétique », dit le premier. « Pas d’accord, répond l’autre. Si les philosophes disent de la vie qu’elle est absurde, c’est parce qu’on finit toujours par en rire, et que nous en avons besoin ! »

A partir d’un même point de départ, à savoir l’irruption dans un diner d’une jolie femme déboussolée, Woody Allen trace deux récits traités en parallèle avec deux tonalités différentes: la comédie et la tragédie. Surfant sur la mode des films e « si », où les auteurs se posent la question des alternatives de la vie et des conséquences de nos choix, le réalisateur new yorkais interroge la création artistique et les différences fondamentales entre l’optimisme et le pessimisme, autour d’une seule figure féminine (la fameuse Melinda scindée en deux par le biais d’un scénario jonglant entre les contraires). Au début, le procédé intrigue positivement et on se laisse plus ou moins séduire par quelques bonnes répliques purement alleniennes, mais au bout d’à peine 30 minutes, la mise en scène tourne en rond, les enjeux se bornent à multiplier les sous intrigues amoureuses et surtout on a clairement le sentiment que le cinéma de Woody radote, fait du sur place, recycle tous ses thèmes favoris avec beaucoup moins de pertinence. L’inspiration semble faire défaut à l’auteur de Manhattan, même s’il mêle le rire à des angoisses plus profondes (l’héroïne souffre de dépression et d’une mauvaise estime de soi), Melinda et Melinda parait sclérosé dans une nonchalance un peu agaçante.

Peut on trouver un peu de salut dans la distribution? Pas vraiment en fait, hormis avec Rahda Mitchell, très jolie blonde endossant le double rôle avec assurance et Chloé Savigny en amie dont le ménage part en vrille. Les hommes paraissent moins doués dans leur jeu (Wil Ferrell prend son air d’éternel ahuri, Johnny Lee Miller compte trop sur son physique avantageux, seul Chiwetel Ejiofor s’en sort bien mieux en pianiste charmeur). Comme d’ordinaire chez Allen, le couple, les tromperies, la séduction, et bien sûr la sexualité constituent le gros du récit, sans que l’on ai la sensation de voir quelque chose de neuf sur ces sujets. C’est seulement que Woody vieillit, fatigue, ne décroche pas la timbale à chaque coup. Est ce comique ou tragique? Ni l’un ni l’autre en fait!

ANNEE DE PRODUCTION 2004.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Du Woody Allen en petite forme. Réalisation répétitive, script pas folichon du tout. Et le casting, inégal, ne rattrape pas un ensemble faiblard.

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