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LES INDOMPTÉS

Muriel et son mari Lee démarrent une nouvelle vie en Californie lorsque qu’il revient de la guerre de Corée. Rapidement, l’équilibre de leur couple va être bouleversé par l’arrivée du charismatique Julius, le frère de Lee, un flambeur au passé secret. Un triangle amoureux se forme. Mais Julius décide de suivre Henry, un jeune joueur de cartes dont il est tombe amoureux…

Avec ce drame d’époque, le cinéma américain contemporain pose un regard intéressant sur comment vivre sa différence (ici l’homosexualité) dans l’ Amérique conservatrice des années 50. Un sujet passionnant finalement peu souvent traité (Todd Haynes s’y est collé avec Carol et dans une moindre mesure Loin du Paradis). On retrouve la nostalgie rattachée aux grands mélos de Douglas Sirk avec cet aspect rétro très bien restitué, reconstitué avec soin. Le scénario ne va pas forcément dans les directions que l’on pense et réserve même son petit lot de surprises. Et pourtant quel dommage dès lors que la mise en scène (d’un certain Daniel Minahan, vierge de tout long métrage, ayant oeuvré sur des séries ) soit aussi timorée, comme s’il avait pris le parti d’une prudence excessive dans son traitement, ne l’approfondissant qu’à moitié. A l’instar des personnages dont les actes et motivations nous échappent par moments ( sans doute est ce pour souligner qu’ils vivent en fonction des interdits que leur existence leur impose!?). Ainsi Les Indomptés se présente comme une chronique sentimentale à la forme très propre et au fond peu abouti.

On peut d’ailleurs émettre un jugement identique concernant l’interprétation. Si les deux vedettes principales, Jacob Elordi et Daisy Edgar Jones, sont de véritables « gravures de mode », leur jeu limité et fade laissent une impression de tiédeur. Par contre, l’ excellent Diego Calva, découvert il y a deux ans dans Babylon, incarne l’amant mexicain de façon plus « consistante ». Avec une sorte de classicisme d’antan, Les Indomptés essaye de se confronter à des thèmes trop forts pour un résultat qui manque de courage. Un grand metteur en scène aurait certainement apporté au propos une vision autrement plus pertinente.

ANNEE DE PRODUCTION 2025.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

En effleurant juste son beau sujet de la différence dans un pays cadenassé, ce premier long métrage de Daniel Minahan frustre un peu. Acteurs au physique avantageux mais lisses.

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