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LE CIRQUE DES HORREURS

Poursuivi par le fiancé d’une patiente défigurée, le Dr Rossiter, chirurgien esthétique peu orthodoxe, est blessé au visage. Affublé de la nouvelle tête que lui ont concocté ses assistants, il fuit en France. Là, en échange d’une opération sur sa fille, un forain lui cède son cirque…

Le Cirque des Horreurs s’inscrit dans le renouveau du cinéma d’horreur britannique lancé par Independant Studios pour « concurrencer » la Hammer avec des productions de série B à moindre coût. Le cinéaste anglais Sydney Hayers, qui aura une assez longue carrière, mais dont c’est l’un des rares titres de gloire, nourrit son inspiration dans la tradition du film de cirque (Tod Browning et son Freaks, Cecil B. De Mille et Sous le plus grand chapiteau du monde) et surtout dans les classiques de l’épouvante dans lesquels des savants fous perpétuent des crimes en toute impunité (on pense à Frankenstein, Dr Orloff de Jess Franco et plus près de nous aux Yeux sans visage de Franju, sorti l’année d’avant). Si l’on ne prend pas trop au sérieux ce scénario délirant et abracadabrantesque, le film enjôle par la description de ce chirurgien esthétique cupide et ne reculant devant aucun crime pour ne pas perdre sa stature et son cirque lui permettant de cacher ses horribles méfaits. Surtout très joliment photographié par Douglas Slocombe (The Servant, Rencontres du 3e type) offrant des couleurs chatoyantes superbes, le film rend hommage à l’univers plein d’illusions du spectacle vivant tout en montrant des visages mutilés, créant une certaine fascination. La mise en scène n’a rien d’exceptionnel, elle sert juste la soupe à l’intrigue de polar un peu expédiée que l’on aurait aimée plus travaillée. Il n’empêche qu’un charme kitsch se dégage de l’ensemble (maquillages et effets visuels), des trouvailles insolites pour mêler les numéros de cirque et les meurtres, et l’ambiance angoissante marque aussi des points.

Le comédien germanique Anton Diffring, au regard bleu glaçant, incarne ce chirurgien  psychopathe et domine d’assez haut une distribution par ailleurs très faible. En effet, la française Yvonne Monlaur, que l’on avait vu dans Les Maitresses de Dracula, joue comme un pied et les autres actrices (Erika Remberg, Colette Wilde, Yvonne Romain) ne se débrouillent guère mieux avec deux expressions faciales à la clef. Heureusement, la participation de Donald Pleasence en tenancier de cirque français (!!) rattrape un peu cette carence généralisée. Cette fable horrifique possède en tout cas suffisamment d’atouts pour ne pas la dédaigner.

ANNEE DE PRODUCTION 1960.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une série B colorée dans le monde fascinant du cirque. Des idées de mise en scène, du kitsch. Casting moyen par contre, hormis Anton Diffring.

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