JUSTE UNE ILLUSION

1985, banlieue parisienne. Vincent, quasiment 13 ans, vit dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère qui le charrie constamment et des parents aimants, mais en conflit permanent. Alors qu’il n’est plus un enfant mais loin encore d’être un adulte, il se pose mille et une questions sur la vie, le sens de l’existence, la mort, l’avenir. Et tombe amoureux pour la première fois: un cataclysme pour lui et ses proches qui vont tenter d’accompagner ses premiers émois…

Le cadre est posé: le milieu des années 80, une ville proche de Paris, une famille -Les Dayan- deux ados élevés par un couple un peu usé par le temps (lui au chômage comme des millions de gens dans cette France là, elle secrétaire désireuse d’évoluer et d’accéder à un poste à responsabilités). Avec ce tableau sympathique bien que déjà vu, le tandem Olivier Nakache et Eric Toledano tisse leur nouvelle comédie, après les très réussis Sens de la Fête, Samba et leur ultra hit Intouchables. Le démarrage fait un peu craindre une énième oeuvre douce amère sur les 80’s, agençant maladroitement son exposition et puis au bout d’un quart d’heure, la machine semble trouver sa vitesse de croisière et nous happe pour ne plus nous lâcher. Par le biais d’une nostalgie appuyée, de références toutes issues de l’époque  (les logos TV, la politique de Mitterrand, les jingles RTL, les doudounes, les ordinateurs Microsoft IBM, etc…), de tubes inoxydables comme ceux de The Cure ou du groupe Imagination (dont les auteurs ont carrément « piqué » le titre de leur chanson phare), Juste une Illusion nous enchante par la fluidité et la finesse d’écriture, par des scènes émouvantes sans chercher à l’être, et surtout par une grande tendresse assez irrésistible. A tel point que ce mix nous ferait presque oublier la mise en scène, pas très inventive ni super originale (pas la qualité numéro 1 du tandem). Les clins d’oeil cinéphiles au Fanfaron, à Un Homme et une Femme ou à La Ruée vers l’Or sont en tout cas les marqueurs d’auteurs qui ont du goût.

Même si le tout jeune Simon Boublil apparait dans quasiment la totalité des séquences et qu’il joue un ado exactement comme on a tous pu l’être, c’est surtout le duo Louis Garrel/Camille Cottin qui emporte tout sur son passage, par une complicité évidente de jeu et un bonheur palpable d’être là. Très en vogue depuis plus de trois ans, Pierre Lottin fait également partie du joli lot d’interprètes dans un rôle secondaire plutôt très plaisant. Avec des thèmes comme la famille, le déracinement, le chômage, et l’amour tout simplement, Juste une Illusion a bien des atouts pour séduire et filer la pêche, car c’est un film positif et revigorant qui ne prend pas le public pour une quiche!

ANNEE DE PRODUCTION 2026.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Le nouveau Toledano/Nakache, mélange de comédie et d'aspects plus graves, enthousiasme par un humour bien senti et surtout une tendresse infinie. Louis Garrel et Camille Cottin forment un couple délicieux qu'on aime instantanément.

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