Fred et Adam, un adolescent en rupture, ne se connaissent pas. Pourtant, grâce à une association, ils entreprennent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un lien fragile se tisse. Face aux épreuves du chemin, chacun découvre en lui une force insoupçonnée…
A la seule lecture du pitch, on comprend d’emblée dans quel type de comédie dramatique Compostelle se range sans la moindre hésitation. Le récit ? Mille fois déjà vu d’une résilience, d’un parcours initiatique (ici, celui d’un méchant jeune délinquant choisissant de parcourir le long chemin à pied jusqu’à Compostelle pour racheter ses fautes!). Édifiant au possible, le scénario ultra balisé compile tous les clichés possibles (gamin en rupture familiale, justice défaillante, prof en colère et en reconstruction après une mise à pied, etc…). Jamais le film ne prend de hauteur de vue (la caméra a beau multiplier les plans en contre plongée avec des drônes dernier cri), le réalisateur Yann Samuel ne dépasse guère le style de téléfilm M6 (son tout premier film, Jeux d’enfants, avec le couple Canet/Cotillard présentait pourtant quelques qualités). Absolument sans surprises, la narration n’est qu’une série de séquences factices et écrites sans subtilité. Au mieux, on profite du paysage comme on déroulerait un dépliant touristique…
Peut on compter sur la distribution pour rattraper les carences citées plus haut ? A peine en fait ! Le jeune Julien Le Berre se défend sans trop de mal dans la peau du jeune délinquant révolté (mais évidemment doux à l intérieur!!). Sa partenaire et caution « populaire » garantie , Alexandra Lamy reste la « meilleure » chose du film, même si elle passe du serrement de mâchoires à la larme à l’oeil avec excès, on sent qu’elle se donne du mal pour prouver ses talents d’actrice. En l’occurrence, ce sont plutôt ses choix de rôles qui sont discutables. Autant dire qu’entre une avalanche de bons sentiments et un script très prévisible, le chemin jusqu’à Compostelle s’avère bien long….
ANNEE DE PRODUCTION 2026.



