Un homme et une femme en pleine quarantaine font connaissance par le biais d’une petite annonce matrimoniale et développent une sympathie réciproque… tout en se heurtant à divers obstacles.
Nicole de Buron fut d’abord journaliste chez Marie Claire avant de se spécialiser dans la littérature axée sur les moeurs familiales et conjugales de la décennie 70. Scénariste, elle passe ainsi à la mise en scène, en collaboration avec Robert Pouret, pour cette comédie sans conséquences sur deux quarantenaires célibataires désireux de se « caser » et se rencontrant par l’entremise d’une petite annonce. S’ensuit dans ce scénario pavé de bons sentiments des « situations » comiques venant contrarier les sentiments naissants de ces deux coeurs solitaires et le parcours du combattant pour faire triompher l’amour! Cours après moi que je t’attrape se classe dans la catégorie plaisante des comédies romantiques: rien de bien fameux dans l’ensemble, rien de honteux non plus! Les dialogues, rigolos et légers, accentuent les différences entre ce percepteur misogyne et autocentré et cette toiletteuse pour chiens rêvant du prince charmant mais doté d’un caractère de cochon! Reconnaissons volontiers que les déboires du couple trainent en longueur sur la durée et qu’heureusement, Nicole de Buron a dégraissé le tout sur 1H25. Et si on marche plus ou moins dans la combine, c’est essentiellement grâce au couple d’acteurs vedettes.
Jean Pierre Marielle et Annie Girardot se jaugent, se plaisent, se disputent, s’évitent et puis se rendent compte qu’ils ne peuvent pas vivre l’un sans l’autre et à ce petit jeu, le tandem fait des étincelles, très à l’aise comme on les connait et au capital sympathie maximal. Ils partageront de nouveau l’affiche dans Cause toujours tu m’intéresses, trois ans plus tard. Quant aux seconds rôles, notons Geneviève Fontanel en collègue nymphomane, Gérard Hernandez en entourloupeur du fisc, Daniel Prevost en contrôleur des impôts (comme il le sera dans Le Diner de Cons vingt ans plus tard!) et des toutes petites apparitions d’Anémone et de Marie Anne Chazel. Si on a un moment à tuer, pourquoi pas?
ANNEE DE PRODUCTION 1976.



